V. ci-dessus, p
je ne mentionnerai pas non plus celles qui, tout en étant plus considérables, n’ont pas un caractère d’authenticité suffisamment établi. Les reliques dont je viens de parler ont toutes été reconnues authentiques : les titres sont conservés dans les archives du monastère.
Un travail important restait encore à faire. La règle de saint Benoît est un code admirable de perfection, mais elle n’a pu fixer pour toutes les époques et pour tous les pays les détails de la vie monastique. Elle renferme des dispositions qui restent sujettes à des changements en rapport avec les temps et les circonstances. « Aussi saint Benoît a-t-il prévu ces variations, qui n’atteignent que le côté extérieur de la vie. De plus, des mitigations se sont introduites partout dans une mesure plus ou moins étendue, et il faut tenir compte de ces adoucissements approuvés par l’autorité légitime 1 ».
C’est ce qui fait que les différentes branches de l’ordre de saint Benoît, et même certaines maisons isolées, ont à côté de la règle des constitutions qui en déterminent et en précisent l’application. Il fallait donner aux religieuses de Notre- Dame de Flines ce fil conducteur, qui lève les difficultés relatives à l’application présente de la sainte règle, et qui détermine d’une façon claire et précise les observances actuelles du monastère.
Les Constitutions, rédigées avec le plus grand soin et soumises à une épreuve de plusieurs années, furent enfin promulguées et sanctionnées par l’autorité de l’Ordinaire. On les joignit à une édition de la Règle de saint Benoît, faite spécialement par les Dames de Flines 2.
Vers le temps où s’achevaient les Constitutions, c’est-à-dire en 1874, parut Y Histoire de Vabljaije de Flines 3. Le Cartulaire, qui réunit en deux tomes les titres anciens du monastère, avait paru déjà en 1873 4. Cette monographie en trois volumes est le résultat d’un long et patient travail. L’auteur a exploité entièrement le riche fonds de l’abbaye de Flines, aux archives
1. Prologue des Constitutions du monastère de Notre-Dame de Flines, p. 186. Le décret d’approbation signé par S. E. le cardinal Régnier se trouve à la page 241 de ce petit volume. Il est daté du 25 mars 1877.