‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 216 sur 264 · Y. ci-dessus, pp · texte numérisé non relu

Y. ci-dessus, pp

Guidées par l’Abbé général de Cîteaux, nos religieuses adressèrent au Souverain Pontife une supplique ainsi conçue : « Très Saint Père,

« Sœur Marie, prieure, et les religieuses du monastère cistercien de Douai, diocèse de Cambrai, prosternées aux pieds de Votre Sainteté, exposent humblement ce qui suit :

» Par suite des révolutions qui ont troublé la France depuis plus d’un siècle, les dites religieuses n’ont plus aucune communication avec l’ordre auquel elles appartiennent. Dans cet isolement, elles sentent la nécessité de recevoir les instructions et la direction de leurs supérieurs réguliers.

« Elles ont appris avec bonheur que Votre Sainteté a procuré déjà l’union des diverses branches cisterciennes, en leur donnant un Général qui réside à Rome, près du Saint-Siège, et à l’approche du VIIIe centenaire de la fondation de Cîteaux, qui doit se célébrer en cette année dix-huit cent quatre-vingt-dixhuit, elles sentent redoubler leur désir et leur confiance.

» C’est pourquoi elles osent supplier Votre Sainteté de daigner les affilier à l’ordre des Cisterciens réformés, dont l’Abbé général réside à Rome, tout en conservant leurs constitutions actuelles, et restant soumises, comme par le passé, à la juridiction de Monseigneur leur Archevêque. »

Cette demande fut accueillie favorablement et la réponse ne se fit pas attendre. Un décret pontifical du 8 août 1898 prononça l'agrégation du monastère de Notre-Dame de Flines à l’ordre des Cisterciens réformés de la stricte observance, quant à la direction spirituelle seulement, l’autorité de l’Ordinaire subsistant en tout, suivant les saints canons et les constitutions apostoliques h

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