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Fleurs d'exil { Douai, 1904), pp

Là, rien n’était prêt encore pour les recevoir. Il fallut différer jusqu’au 10 octobre la rentrée des pensionnaires. Elle se fit dans des conditions assez satisfaisantes. Grâce à l’extrême bienveillance de M. le Doyen de Leuze et de M. le Directeur du collège épiscopal, le service religieux fut assuré jusqu’à la nomination d’un aumônier. Les prêtres si méritants qui remplissaient ces fonctions à Douai et à Flines, étaient tous deux dans un état de santé qui ne leur permit pas de partager l’exil des religieuses.

Le 29 mai 1900, la nouvelle prieure acquit un immeuble contigu à la maison de Leuze, pour agrandir le pensionnat : on y établit une école ménagère, qui complète d’une façon très heureuse le programme de l’enseignement.

Quelques mois après (16 novembre 1906), Dame Romualde était enlevée par une douloureuse maladie. Elle fut remplacée par Dame Mechtilde Bernard, que sa longue expérience et ses qualités administratives, non moins que son esprit religieux, désignaient aux suffrages de ses sœurs.

La maison de Flines continuait toujours d’exister. Un arrêté de suppression la frappa en 1907. Les locaux devaient être évacués avant le 1er octobre. Averties officieusement dès le mois de mars, les religieuses prirent leurs mesures : une bienveillante autorisation de Mgr l’Évêque leur permit de s’installer à Vaulx, près Tournai, avec leur pensionnat et le cours normal d’institutrices, dont elles conservaient encore la direction. Là aussi le zèle et la bienveillance de M. le curé assurèrent le service de la chapelle.

L’année suivante, ce fut le tour des religieuses âgées. On avait obtenu qu’elles pussent demeurer à Flines, à titre provisoire, il est vrai ; le liquidateur leur servait même une allocation de 400 fr. par tête. Évidemment, cela ne pouvait durer. La caisse des confiscations éprouvait le besoin de convertir en monnaie tous les immeubles des Dames de Flines. C’est ce qui fut fait. Le 28 octobre 1908, le liquidateur avisa par lettre Madame la Prieure que la maison de Flines devait être évacuée dans un délai de quinze jours. Les religieuses âgées et infirmes durent prendre à leur tour le chemin de l’exil : on les répartit entre les deux maisons de Leuze et de Yaulx.

Si pourtant il y avait une situation garantie par les lois

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