‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 24 sur 264 · Curlulairc, pp · texte numérisé non relu

Curlulairc, pp

choisir leur sépulture à l’abbaye seront libres de le faire, sauf le droit curial h

Il est convenu encore que les serviteurs et familiers seront soumis au curé de Flines, en ce qui touche les relations et les droits paroissiaux. Cette disposition ne fut pas maintenue dans la suite, et, en vertu d’une concession apostolique d’abord, puis en vertu des privilèges généraux de l’ordre, les personnes laïques habitant le monastère purent y recevoir les sacrements 9.

Les deux années suivantes furent sans doute employées à construire les édifices nécessaires pour abriter les religieuses en attendant que le monastère s’achevât, ce qui demandait une longue période de temps. Au mois de janvier 1253 1 2 3, la communauté est encore à Orchies. Au mois de décembre de la même année, trois chartes 4 mentionnent l’abbaye de l’Honneur- Notre-Dame près de Flines : par la première, Eustache de Zoutenay et Marie, sa femme, vendent au monastère ainsi désigné vingt mesures et demie de terre labourable au territoire de Mannekensvere ; la seconde constate la cession faite par Roger de la Warwane de diverses rentes à Wattignies ; la troisième enfin est la Grande Charte de Flines, dans laquelle Marguerite, après la translation, énumère et confirme toutes les possessions du monastère.

Yoici le début de cette charte, qui est fort longue :

« Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut, à tous ceux qui les présentes lettres verront, salut dans le Seigneur.

« Nous faisons savoir à tous que, vu notre affection spéciale envers l’église ou monastère des religieuses de l’Honneur- Notre-Dame, fondé par nous d’abord près d’Orchies pour le bien de notre âme et de celles de Guillaume de Dampierre, notre défunt époux, de tous nos prédécesseurs et de tous nos successeurs, et depuis transféré auprès de Flines ; attendu surtout que Marie, notre très chère fille, s’est consacrée pour toujours au service du Christ dans le susdit monastère ; nous avons jugé à propos d’énumérer dans le présent écrit et de confirmer les possessions qu’il a reçues de nous en perpétuelle

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