Ibid., p
i. Ibid-, pp. 91, 92, 93.
aumône, et les autres qui lui sont venues par vente, par donation ou par tout autre titre légitime, afin qu’il les possède librement, pacifiquement et sans trouble. »
La translation ne put être effectuée sur-le-champ d’une manière complète. C’est pour cela sans doute qu’une sentence arbitrale rendue au mois de décembre 1254, par Wauthier de Croix, évêque de Tournai, au sujet des dîmes de Landas, désigne encore l'abbaye de l’Honneur -Notre -Dame comme située près d’Orchies h
Quoi qu’il en soit, en 1257, l’ancien local se trouvait complètement évacué. L’abbesse Ode de Maigny, acceptant les offres qui lui furent faites par Marguerite, consentit à une cession en faveur d'un hôpital fondé jadis dans la même ville par la comtesse Jeanne 1 2. L’abbaye abandonna, pour y transférer cet hôpital, non seulement les édifices conventuels, élevés sur un terrain d’une contenance de six bonniers, mais encore la maison de la comtesse, qui devait lui revenir dans la suite, le vivier de Théomolin avec ses rives et ses dépendances, et huit bonniers de terre labourable qui, de la porte du monastère, s’étendaient jusqu’à la ville 3. A titre de compensation, Marguerite lui fit remise d’une somme de 1.500 livres, monnaie de Flandre, et elle donna quatorze bonniers d’abord 4, puis peu après tout ce qu’elle possédait encore du bois de Raches 5,
1. Cartulaire, p. 100. — Gramaye ( Antiq . Flandriæ, p. 312) a tort d’avancer que, dans une charte de 1260 relative aux dîmes de Landas, le chapitre de Tournai appelle encore notre monastère abbatiam cle Orcies. La charte à laquelle cet historien fait allusion (30 déc. 1260, Cartulaire, p. 132) est la confirmation par Wauthier de Croix, évêque de Tournai, des lettres du doyen et du chapitre de cette église autorisant l’acquisition des dîmes de Landas par l’abbaye de l’Honneur-Notre-Dame auprès d’Orchies. Or, les lettres ainsi visées par l’évêque contiennent seules cette mention, et elles sont datées, non de 1260, mais du mois d’avril 1247. Le 18 novembre 1264 ( Cartulaire , p. 943), Jean Buchiau, évêque de Tournai, confirma d’une manière expresse la translation de l’hôpital d’Orchies dans les édifices auparavant affectés à l’usage des religieuses de l’Honneur-Notre-Dame.
2. LTn document publié dans notre Cartulaire, p. 939, montre que cet établissement pieux devait sa fondation à la comtesse Jeanne. Il prit le nom d’hôpital de Théomolin, après sa translation dans le local de l’ancien monastère des vierges de Cîteaux. Supprimé à la Révolution, l’hôpital d’Orchies fut rétabli depuis dans les bâtiments de l’ancien collège. Il est aujourd’hui confié aux filles de l’Enfant-Jésus de Lille. Avec son ancienne dotation, il a conservé ses archives d’où j’ai tiré quelques chartes imprimées dans le Cartulaire, pp. 938-944.