P. Anselme, t. ii, p
effigie (pl. I, n°’ 3 et 4, deux esquisses de la même tête), et à l’entour, plusieurs personnages fort endommagés, Toute trace d’inscription avait disparu dès le XVIe siècle 1 .
3. — Une tombe très riche, placée aussi dans le chœur, en avant de l’autel des Dames, renfermait les restes de la princesse Marie. (Pl. I, n° 5.) J'ai donné son épitaphe ci-dessus, p. 54.
4. — Plus loin, à gauche de l’autel de la Sainte-Trinité, sous une arcade, on voyait la statue du comte Gui, dont les Mémoriaux donnent une double esquisse (pl. II, ncs 1 et 2) : tout autour figuraient plusieurs personnages, et sur le mur, une inscription moderne, l’ancienne étant effacée :
Chy-gist très illustre et noble prince Guy , comte de Flandres et fondateur de chéans, qui trespassa l'an i3oj.
5. — En face, du côté droit, était déposée Jeanne de Flandre, fille du comte Gui, qui mourut religieuse de Flines en 1296 2. (Pl. II, n°s 3 et 4, deux esquisses). De Succa, qui ne put lire l’inscription ni déchiffrer les armoiries effacées par l’action du temps, crut trouver ici la tombe d’Isabelle de Luxembourg, comtesse de Namur et seconde femme du comte Gui. Mais il est certain que cette princesse fut inhumée dans un couvent de Clarisses qu’elle avait fondé à Peteghem. D’ailleurs, l’effigie est celle d’une religieuse, avec son costume parfaitement accentué : ce ne peut être que Jeanne de Flandre, comme le veut la tradition de Flines attestée par l’inscription placée depuis sur ce tombeau :
Hic jacet soror Johanna.
Flandrensis nata comilis jacet hic tumulata,
Mundum cum flore spernens Deitatis amore.
(Ici est inhumée la fille du comte de Flandre, à qui l'amour de Dieu fit mépriser le monde et ses splendeurs .)
S'il fallait une confirmation, je la trouverais dans la situation même de ce tombeau. Il est à observer que le chœur a été réservé pour la sépulture de la fondatrice et de sa descendance directe. L'épouse de son fils,Mahaut de Béthune, et celle d'un petit-fils, Blanche de Sicile, ont été inhumées avec d’autres personnages dans les chapelles secondaires et non dans le grand chœur.
6. — Dans la chapelle de saint Hubert (la seconde à partir du bras droit du transept, dans le pourtour du chœur des prêtres), reposait Mahaut de Béthune, première femme du comte Gui, qui mourut le 8 novembre 1264. La planche III des Mémoriaux représente son portrait sur une verrière : la planche IV, sa pierre tombale. André Duchesne a décrit ce mausolée avec assez de détails. Son tombeau, dit-il 3, « est fort magnifique et somptueux. Il est de marbre noir, élevé de terre de trois pieds ou environ, et enchâssé dedans la muraille, à l’entour duquel il y a eu une inscription qui s’est effacée par laps de temps. Mais
1. Nous avons reproduit dans cette seconde édition, pl. II, p. 49, les dessins qui représentent la comtesse Marguerite, sa fille Marié, et sa petite-fille Jeanne, fille du comte Gui.