‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 27 sur 264 · Bulle d'Alexandre IV, 21 octobre 1257 (Ibicl., p · texte numérisé non relu

Bulle d'Alexandre IV, 21 octobre 1257 (Ibicl., p

3. Cartulaire, pp. 107 (août 1256), 136 (mars 1261), approb. de l'évèque d’Arras, Pierre de Noyon).

difficultés surgirent par rapport au droit de pêche sous un conduit voûté, aux confins du territoire des deux abbayes. Des arbitres choisis d’un commun accord *, à savoir Pierre, prévôt de Béthune, et Hugues de Bapaume, archidiacre d’Ostrevant, adjugèrent le droit de pêche aux religieux de Marchiennes, mais ceux-ci n’en furent pas plus avancés, car la même sentence leur défendit d’user de ce droit à cause du préjudice qui pourrait en résulter pour l’abbaye de Flines, à qui incombait l’obligation d’entretenir le mur et la voûte du canal. Il est vrai que, comme compensation, ils obtinrent une rente annuelle de deux sols parisis 1 2.

Un travail non moins important se fit dans la direction opposée, vers Radies. On rendit navigable et l’on prolongea jusqu’à l’abbaye un canal qui servait auparavant à transporter par la Scarpe les bois coupés dans la forêt voisine. Ainsi le monastère eut une voie de communication facile et praticable en tout temps, avantage d’autant plus considérable que les conditions de viabilité des routes n’étaient pas alors à beaucoup près ce qu’elles sont aujourd’hui. Dans ce pays essentiellement marécageux, et sous un climat aussi humide que le nôtre, les chemins de terre étaient inabordables pendant une grande partie de l’année 3.

Ces travaux et d’autres encore firent du territoire de l’abbaye une des plaines les plus fertiles et des plus agréables qu’il fût possible de rencontrer aux alentours. Peu à peu on vit s’y dresser de superbes édifices. La comtesse voulait qu’ils portassent aux siècles les plus reculés l’éclatant témoignage de sa piété et de sa munificence. L’art gothique, alors à son apogée, servit merveilleusement ses desseins. Mais n’anticipons pas sur la description de l’abbaye, qui trouvera plus loin sa place.

Parlerai-je des libéralités nouvelles qui signalèrent les dernières années de Marguerite ? Si je ne craignais de fatiguer le lecteur, je montrerais la comtesse donnant après le bois de Raches, le bois Tournisien, appelé depuis de Planart 4, et puis

Page 1