‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 29 sur 264 · Ibid., p. 184 (16 avril · texte numérisé non relu

Ibid., p. 184 (16 avril

N'oublions pas Chrétienne Dutemple *, qui donna, pour en jouir après sa mort, la maison habitée par elle à Douai. Cette maison, adossée à la Scarpe, était située dans la rue appelée alors rue des Wez, plus tard Ricque-Rue 1 2, aujourd’hui rue du Gouvernement. L’abbaye „de Flines en fit peu après son refuge. C’est là qu’en temps de guerre on déposait les objets les plus précieux, avec les provisions que l’on voulait soustraire au pillage. Parfois la communauté allait y chercher un asile, y faisait même de longs séjours quand la campagne n’était pas sûre. En temps de paix, c’était un pied-à-terre pour l’abbesse, pour les religieuses et pour les employés de l’abbaye que les affaires appelaient à Douai.

Comme bienfaiteur insigne, il faut citer encore saint Louis, roi de France. Dans une charte datée du mois de mars 1209 3, le saint roi déclare que, en vue du divin amour, pour le salut de son âme, et pour le soulagement de celles du roi Louis, son père, de la reine Blanche, sa mère, et de tous ses ancêtres, à la requête de sa très chère cousine et féale Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut, il a confirmé à l’abbesse et au couvent de l’IIonneur-Notre-Dame près Flines, de l’ordre de Cîteaux, leurs maisons, vignes, terres, prés, bois, rentes et autres possessions quelconques, acquises par donation ou par achat, ou de toute autre manière raisonnable et légitime, pour qu’elles en jouissent à perpétuité. A cette confirmation il ajoute un présent royal : c’est l’exemption de droits et de péages sur les transports effectués par terre ou par eau, pour l’usage du monastère, en tant que ces droits appartiennent à la couronne de France.

Déjà, on se le rappelle, la comtesse Marguerite avait accordé pareille exemption dans toute l’étendue de ses domaines, en Flandre et en Hainaut. A sa prière, Nicolas de Lalaing 4 et Jehan de Mortagne 5, seigneur de Landas et de Bouvignies, voulurent bien également renoncer aux droits qu’ils auraient pu percevoir sur les marchandises et denrées de toute nature

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