‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 30 sur 264 · Ibid., p.. 184 (26 avril · texte numérisé non relu

Ibid., p.. 184 (26 avril

transportées, par terre ou par eau, pour l’usage de l’abbaye de Flines.

Au moyen d’une compensation pécuniaire, l’abbesse Jeanne d’Avesnes obtint un privilège analogue de la part des échevins de Douai. Par un acte du mois de février 1288 l, ils déclarent affranchie de tout impôt la maison de refuge que nos religieuses possèdent depuis peu dans cette ville, ajoutant que leurs voitures et leurs bateaux transportant leurs denrées, ainsi que leurs gens qui viendront à Douai pour vendre ou pour acheter en leur nom, seront exempts des droits que l’on a coutume d’y percevoir, sous quelque dénomination que ce soit.

Comme le fait remarquer avec raison Warnkœnig 2, depuis le XIIe siècle, les comtes de Flandre n’accordent plus guère aux établissements ecclésiastiques de droits seigneuriaux proprement dits. Cet historien 3 cite comme une exception à peu près unique ceux qu’obtint l’abbaye de Flines.

Dans ses premières donations, Marguerite, guidée par les errements de ses prédécesseurs, se montra sous ce rapport moins libérale que dans la suite. Jusqu’en 1256, l’abbaye ne posséda qu’une justice purement foncière sur la plupart de ses domaines, sauf les alleus de Landas, tenus des Timaux de Lille 4, et la terre de Barœul, où ses officiers avaient la connaissance de tous les cas moins quatre réservés à la haute justice 5

1. Cartulaire, p. 287. — L'abbesse Jeanne d’Avesnes donna six livres quinze sols pour obtenir cette exemption. {Ibid., p. 395).

2. Histoire de la Flandre et de ses institutions, trad. Gheldolf, t. n, p. 359.

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