‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 33 sur 264 · Carlulaire, p 184 (18 juin · texte numérisé non relu

Carlulaire, p 184 (18 juin

fonctions extérieures auxquelles les religieuses ne pouvaient vaquer elles-mêmes. Ainsi dans notre abbaye c’est un convers qui régit chacune des exploitations agricoles, sous le titre de maître de Flines, de Hellignies, de la Carnoie ou de Cantin. Non seulement en cette qualité les convers dirigent les travaux et la culture, mais ce sont eux qui lèvent les droits seigneuriaux, qui tiennent la place de l'abbesse dans les cours de justice, qui interviennent en son nom et avec sa procuration dans les actes publics.

Quant au confesseur, il n’y avait pas longtemps que l’on avait réussi à obtenir un moine résidant à poste fixe dans la maison et y remplissant cette charge. Les abbés cisterciens répugnaient beaucoup à détacher ainsi quelqu’un de leurs religieux. 11 fallut une injonction formelle du chef de l’Église pour y contraindre l’abbé de Loos, qui, sous la dépendance de celui de Clairvaux , était chargé de pourvoir aux besoins spirituels de la communauté de Flines. Par une bulle du 13 novembre 1267, le pape Clément IV lui ordonna, nonobstant tous statuts et ordonnances contraires du chapitre général, de fournir à ces religieuses un ou plusieurs confesseurs dignes et capables, qui auraient le pouvoir de les absoudre, à l’exception des seuls cas réservés au Souverain Pontife L

Au lieu d’un seul moine confesseur, mentionné dans l’acte de 1270, il y en avait deux au commencement du XIVe siècle 1 2 3 : au lieu d’un seul chapelain, par suite de fondations successives, il y en avait quinze un demi-siècle plus tard 3.

Une de ces chapellenies, celle du couvent, prenait son revenu sur la masse conventuelle. C’est la première en date. Les autres reçurent séparément leur dotation de divers bienfaiteurs, qui voulurent qu’une messe fût célébrée chaque jour dans l’abbaye à leur intention.

Ainsi en fut-il de la comtesse Marguerite et de Gui, son fils ; ainsi de Mahaut de Béthune, femme de ce dernier, dont la fondation fut augmentée par son fils Robert. On trouve mentionnée encore la chapellenie de Guillaume de Dampierre, époux de Marguerite, constituée par Jean, son fils, sur la rente

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