‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 34 sur 264 · V. l’appendice n° II, à la fin de ce volume · texte numérisé non relu

V. l’appendice n° II, à la fin de ce volume

qui formait une partie de son apanage ; celles de Baudouin d’Avesnes, seigneur de Beaumont, de Guillaume de Hainaut, évêque de Cambrai, de Robert de Béthune, depuis comte de Flandre, de Marie de Hondschoote, dame de Hébuterne, de Sara de la Rochelle, d’Isabelle de Bruges, de Jeanne de Montreuil, de Gérard, prévôt de Cassel et archidiacre de Hainaut, de Jean de Neuville, de Marguerite d’Arras.

Presque tous ces bénéfices reçurent comme dotation une rente fixe de dix-huit, vingt ou vingt-cinq livres, qui suffisait au XIIIe siècle pour l’honnête entretien d’une personne, mais qui ne tarda pas à devenir beaucoup trop faible. Au XVe siècle, les fondations étaient déjà réduites. Au XVIe siècle, il ne restait plus à l’abbaye que six prêtres, puis cinq ; au XVIIIe, il n’y en avait que trois. 11 est vrai que l'on faisait célébrer au dehors un certain nombre de messes. Les fondations étaient remplies proportionnellement à la valeur du revenu affecté à chacune d’elles.

Le nombre de cent religieuses ou cent vingt avec les converses, fut presque toujours atteint, sauf dans quelques moments de crise ; souvent même il fut dépassé, car l’acte de 1270, en limitant ainsi le chiffre des personnes que l’on pourrait admettre, laissait aux supérieurs la faculté de l’accroître si le revenu par la suite venait à augmenter. Un historien du XVIIe siècle, Le Waitte 1, affirme avoir vu cent cinquante religieuses à Flines, et s’il faut en croire Gramaye 2, elles auraient été plus de deux cents à une certaine époque.

Dès le commencement du XIVe siècle, et sans doute plus tôt, il y avait aussi quelques pensionnaires 3 4. C’étaient des enfants que l’on élevait dans l’abbaye et qui, en général, étaient destinées à y prendre le voile.

Il y avait enfin quelques personnes qui, sans être retenues par le lien de la profession religieuse, s’engageaient au service du monastère et y recevaient leur subsistance h

1 Historia Camberonensis, p. 203.

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