‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 45 sur 264 · Ibicl., pp · texte numérisé non relu

Ibicl., pp

4. L’archevêque de Reims accorda « à tous vrais confès et repentans qui au jour de la dédication et par les octaves ceste église par deue honneur visiteront, xl jours des penances enjointes, pékiés oubliés, veus entrains, mès qui reviègnent à leurs veus, offenses de père et mère sans piet et main mettre. » L'évèque de Tournai accorda spontanément cent jours, et, à la prière de l’archevêque, quarante jours ; les autres prélats cités dans le texte, quarante jours. Quelquesuns, à la prière de l’archevêque, ajoutèrent encore quarante jours en sus de ce qu’ils avaient donné d’eux-mèmes. Ce sont les évêques d’Arras, d’Amiens, de Cambrai et de Térouanne. ( Cartulaire , pp. 230, 231.)

mentionné aussi dans les divers calendriers ou éphémérides de la Sainte Vierge qu’ont publiés divers auteurs h

Après ce beau jour, la comtesse Marguerite n’avait plus rien à désirer sur la terre. Parvenue à l'âge avancé de près de soixante-dix-huit ans, elle fut atteinte d’une fièvre lente, qui, en minant ses forces, l’avertit que sa fin était proche. Afin de n’avoir plus qu’à s’occuper des choses de l’éternité, elle abdiqua le pouvoir entre les mains de Gui, son fils, associé depuis la mort de Guillaume au gouvernement de ses Etats. Quelques mois auparavant, elle avait fait reconnaître Jean d’Avesnes, son petit-fils, en qualité de comte de Hainaut.

Désormais elle vécut dans une complète retraite. Depuis longtemps déjà, l’abbaye de Flines était son séjour de prédilection Dans cette tranquille solitude, loin du tumulte et du tracas des affaires, elle trouvait le repos de son âme et vaquait plus librement au service de Dieu. Elle préférait à toute autre société celle des religieuses : aussi, sur sa demande, le chapitre général de Cîteaux, qui reconnaissait dans la comtesse de Flandre une bienfaitrice insigne, lui permit d’en avoir quelquesunes auprès d’elle, et de les emmener partout à sa suite 1 2 3.

Pendant sa féconde carrière, Marguerite fit aux pauvres et aux églises d’immenses largesses. Sans parler de Flines et de Saint-Dizier, ni de plusieurs autres monastères qui lui doivent beaucoup, elle fonda le célèbre couvent de dominicaines dit de l'Abbiette, à Lille, et ceux des frères prêcheurs à Garni, Bruges, Ypres, Bergues et Douai ; elle établit des hôpitaux pour le soulagement des pauvres et des malades 4, ou augmenta par des donations importantes ceux qui existaient déjà. Enfin, son testament 5 renferme au delà de trois cent cinquante legs en

1. Kalendarium Cisler dense, seu Marty rologium S . O. Cisterciensis (Parisiis, 1689), p. 144 ; Balinghem, Ephemeris seu calenclarium SS. Virginis , p. 993 ; Calendrier historique , chronologique et moral de la très sainte et très glorieuse Vierge Marie (Paris, 1749), p. 122, etc. — L'abbé Orsini (La Vierge, histoire de la Mère de Dieu et de son culte, t. il, p. 373), le P. Speelman (Btlginm Marianum, histoire du culte de Marie en Belgique, p. 99), et le bénédictin auteur de l'Année de Marie (Paris, 1870, t. n, p. 218), indiquent faussement au 18 mai la dédicace de l'église de Flines.

2. Genealogia comitum Flandriœ , ap. Martène, Thés, anecd., t. ni, col. 404.

3. Staluta capit. gen. ann. 1274, ap. Martène, Thés, anecd., t. iv, col. 1445.

4. Le magnifique hôpital de Seclin, qui existe encore, fut fondé par elle en 1247. (Cameracum christianum, p. 375.)

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