‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 50 sur 264 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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chapitre de Seclin, patron de la cure, et avec l'autorisation de l’évêque de Tournai, Michel de Warengliien 1.

Il n’était pas rare que certaines personnes se retirassent dans les dépendances extérieures du monastère pour y passer le reste de leurs jours ; alors aussi, en général, elles élisaient sépulture à l’abbaye. Ce qui frappe dans la lecture de quelquesuns de leurs testaments qui nous restent, c’est la quantité de legs pieux faits aux églises, aux pauvres, aux hôpitaux, et de riches souvenirs laissés à leurs amis par des personnes de condition fort humble. En 1301, Béatrix, jadis ouvrière en soie au service de la comtesse Marguerite, après avoir fondé son obit à Flines, où elle veut être inhumée, laisse des dons et des offrandes à la porte de l’abbaye pour distributions à faire aux pauvres, à l’infirmerie, à l’église paroissiale du lieu, à celle de Bantigny, aux hôpitaux de Bessines et de Reims, aux trinitaires et aux frères mineurs de Douai, au béguinage du Champ- Fleuri 2, etc. Marguerite d’Arras, jadis attachée à la personne de Marie de Flandre, dame de Châteauvillain 3, fait à l’abbaye de Flines, où elle se retire, un don de quatre cents livres, somme considérable pour l’époque 4, fonde son anniversaire et celui de sa bienfaitrice 5, fournit la dotation d’une chapellenie 6, et lègue une rente pour servir du vin aux malades trois fois la semaine pendant le carême 7. Tout cela ne l’empêche pas de faire encore dans son testament 8 quantité d’aumônes et de libéralités de toute nature. Plus encore que Béatrix, elle est riche en hanaps de madré et d’argent, en écuelles, en pots, en cuillers du même métal, qu’elle distribue comme souvenirs à beaucoup de personnes nommément désignées. A la jeune dame de Châteauvillain, religieuse de Flines et fille de sa bienfaitrice, Marguerite donna ses « anneaux dont on environne les yeux et tout ce qui pend avec 9. » C’étaient des bijoux et des pierres

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