‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 53 sur 264 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

Ibid., pp

de Flines des voisins peu commodes. La prélature de Jeanne d’Avesnes vit naître une série de difficultés qui, momentanément assoupies, recommencèrent ensuite sous diverses formes et se prolongèrent pendant des siècles.

Sur la forêt voisine, avant qu’elle devînt la propriété de nos religieuses, ces seigneurs possédaient des droits fort étendus. Ils pouvaient y prendre pour leur usage du bois à brûler et du bois de construction en quantité indéterminée. Ils pouvaient y faire paître leurs bestiaux, et même y admettre ceux des étrangers, moyennant une redevance perçue à leur profit. C’est à eux qu’il appartenait de nommer les gardes, et enfin, sur chaque coupe qui avait lieu, ils recevaient en argent soixante livres L

La comtesse Marguerite racheta ces servitudes, mais il paraît que la question d’indemnité ne fut pas entièrement vidée de son vivant.

En 1289, sur les réclamations d’Isabeau, châtelaine deRaches, on lui donna de nouveau cinq cents livres, dont cette fois elle se déclara satisfaite 1 2.

Bientôt ce furent de nouvelles prétentions, contenues dans un curieux mémoire où la châtelaine, formulant ses griefs, s’attribue les droits de justice sur tout le territoire de Raches, « en quelconke liu que lidite parroche s’estend, soit en bos, en preis, en yaues, en ahMes et en tous autres lius en celi parroche 3. » Une sentence arbitrale rendue par le comte Gui ramena ces prétentions dans leurs justes limites et sauvegarda les droits des Dames de Flines 4.

Ces ennuis n’étaient rien à côté des malheurs qui allaient fondre sur la contrée, et dont notre abbaye eut sa large part. Je veux parler de la terrible guerre qui éclata entre Gui de Dampierre et son suzerain, le Roi de France.

Cette lutte, provoquée par la perfidie de Philippe le Bel, s’engagea dans les conditions les plus désastreuses pour la Flandre. Rien n’était prêt de ce côté : les alliances sur lesquelles on

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