Cartulaire, p
2. Annales fratris minoris Gandavensis , dans le Corpus chr. Fl., t. i, p. 395.
3. 4 mai 1304. Orig. à la Chambre des Comptes de Lille. Gui avait déjà fait son testament (15 avril 1299, Cartulaire, p. 381), qu'il voulut reviser et compléter.
jeta sur l’abbaye de Flines et la dévasta si bien que l’abbesse et ses religieuses n’avaient plus même un vêtement convenable pour se couvrir. Elles se présentèrent devant le Roi dans le plus piteux accoutrement. Philippe le Bel se montra fort irrité contre les auteurs de cet attentat, et promit de réparer les pertes du monastère *, ce qu’il fit quelques années plus tard en lui donnant une somme de six cents livres parisis et en lui accordant une exemption partielle d’un subside levé sur les abbayes avec l’autorisation du Saint-Siège 1 2 3.
Par bonheur, il ne s’agissait cette fois que de dévastations matérielles, toujours réparables quelle qu’en soit l’étendue.
Après la bataille de Mons-en-Pévèle 4, dont le succès en somme demeura indécis, avec des pertes considérables de part et d’autre, les Français mirent le siège devant Lille, et les Flamands, ayant réorganisé leurs forces, vinrent de nouveau leur offrir la bataille. Philippe le Bel, stupéfait de tant de
1 . « Et che dimenche (c’était le 16 août, lendemain de l’Assomption de l’année 1304) entrues c’om estoit à parlement, ensi que vos avés oi, li bidau alèrent à l’abèie de Flines et le reubèrent toute, et vint l’abesse et ses nonnains toutes nues au Roy, et en fu li Roys moult courchiés et leur promist à restorer leur damage. » (Chronique anonyme de la guerre entre Philippe le Bel et Gui de Dampierre, dans le Corpus chr. Fl., t. iv, p. 496.)