‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 77 sur 264 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

Ibid., pp

Quant au droit de relief, il fut décidé qu’il portait sur le tout, ainsi que le droit de dixième denier à la vente. Les arrérages furent réglés en prenant pour base la prisée de 1450, et en considérant comme acquis à l’une comme à l’autre partie les paiements déjà faits.

Cette sentence arbitrale, ratifiée par l’abbesse de Flines le 25 août 1451, fut homologuée au parlement de Paris le 19 novembre de la même année b

Ce n’était pas seulement avec ses tenanciers que l’abbaye se trouvait en contestation. Beaucoup plus souvent encore, elle avait à défendre sa juridiction seigneuriale contre les entreprises des officiers du comte, ou de quelques puissants voisins b Il faut dire que le tribunal de la gouvernance lui prêtait un ferme et impartial appui, même contre les représentants du pouvoir. Il soutenait aussi sa juridiction dans les cas de résistance ouverte où elle avait besoin qu’on lui prêtât main-forte. L’abbaye étant placée sous la sauvegarde du comte de Flandre, l’outrage fait à ses officiers était considéré comme s’adressant au souverain lui-même et puni en conséquence.

En 1377, Pierre du Transloy fut évincé par la cour des Dames de Flines à Templeuve d’un héritage qu’il tenait de l’église dudit lieu et dont il ne payait pas la rente. Bien loin d’obéir à la sentence, Pierre du Transloy, aidé de son fds Jacques, s’opposa par la force à son exécution : l’un et l’autre se répandirent en injures et se portèrent à des actes de violence contre Jacques Cordewan, lieutenant du bailli des Dames de Flines, et contre plusieurs juges des religieuses. Sur ce, la gouvernance intervient, et condamne Pierre du Transloy à se rendre le jour de la fête de saint Jean-Baptiste à l’église de Templeuve, en marchant nu-pieds et nu-tête, entre la croix et le prêtre, avec un cierge de deux livres à la main, et là, faire amende honorable aux Dames et à leurs gens de loi, et offrir le cierge devant l’image de Notre-Dame. En outre, le susdit Pierre se rendra le jour de saint Pierre et saint Paul auprès de l’abbesse de Flines, « à laquelle il priera merci desdites offenses, déchaux et nu-

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