‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 78 sur 264 · Cartulaire, p · texte numérisé non relu

Cartulaire, p

2. Ibid., pp. 621, 641, 651, 653, 837. Les conflits de ce genre se produisirent surtout avec des baillis d'Orchies. V. le Cartulaire, pp. 597, 777, 793, 866, 895, 896, 897, 898.

chef, publiquement et notablement, en pleine église, afin que ledit méfait lui veuille pardonner, et, en signe de mémoire, présentera lors ledit Pierre à ladite abbesse un cierge de cire pesant une livre, pour ardoir en ladite église. » Enfin, pour amender envers le comte la violation de la sauvegarde accordée à l’abbaye, le coupable restera en prison pendant un mois, ou autant qu’il plaira au gouverneur du souverain bailliage, et son fds, qui lui a prêté aide et appui, fera un voyage à Saint-Gilles en Provence b

L’amende honorable en pleine église est souvent prescrite dans les cas analogues. En 1387, Jean Le Pivier, pour avoir coupé un chêne dans les bois de l’abbaye, outre l’amende envers le comte et les dommages et intérêts envers les religieuses, est condamné à se rendre « en ladite abbaye dedans le jour saint Jean-Baptiste prochain venant, et audit lieu porter publiquement à nu-chef un arbre ou ramissel de cire pesant deux livres, » qu’il devra offrir en disant que « cette amende il fait pour ce que sans le congé desdites religieuses, leur gré et volonté, il a coupé et fait couper un chêne es bois desdites religieuses 1 2. »

Jean Canefourée a pêché dans les eaux de l’abbaye de Flines, entre le « pont des Vaques » et le pont de Mohy. Il devra « le dimanche après la Saint-Jean-Baptiste se rendre en l’église du monastère, portant trois cierges chacun du poids d’une livre, et là, devant l'abbesse, avec tel nombre de religieuses qu’il lui plaira, à heure de grand’messe, faire amende honorable, en demandant merci et pardon, et que à ce on le veuille recevoir, à genou fléchi. » Cela fait, les trois cierges seront allumés l’un devant le grand autel, le second devant Notre-Dame-la-Grande, et le troisième devant Notre-Dame-des-Maisnies 3.

Pour délit forestier encore, mais beaucoup plus grave que celui dont il a été question ci-dessus, — il s’agissait cette fois d’une véritable dévastation, d’une quantité d’arbres enlevés successivement, — on requiert contre Jean Hazart une peine exceptionnelle. Le procureur de l’abbaye demandait que le

1. Cartulalre , p. 665 (5 juin 1377). Le texte des citations est ici rapproché du langage moderne.

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