Ibid., p. 738 (30 mai
coupable, qui par grâce avait obtenu d’être poursuivi au civil et non au criminel, fût condamné à « faire édifier à ses frais un bassin d’argent pesant douze marcs de Troyes, pendant au devant du maître-autel de ladite église ou en autre lieu en icelle qu’il plairait auxdites religieuses, et fonder et amortir un cierge de cire qui serait allumé et ardent à tous les services ordinaires que l’on ferait en ladite église à perpétuité, si comme matines, prime, tierce, la grand’messe, midi, none, vespi’es et complies ; item, de faire ordonner un tableau de marbre gravé, et dedans escrite la cause de ladite réparation et amendise, mis et enchâssé en un mur au plus près. » Le tout sans préjudice d’une foi’te amende pécuniaire et des autres peines de droit. Mais ces conclusions ne furent pas adoptées. La sentence condamne seulement le coupable à comparaître, après qu’il sera sorti de prison, devant monseigneur le gouverneur ou son lieutenant, au chastel à Douai, et « illec, à heure de plaids, la tête nue et un genou fléchi, dire publiquement que comme mal avisé il a fait couper lesdits chênes et chêneaux ès bois desdites religieuses, requérant de cela merci et pardon. » En outre, il devra payer une somme de six livres de gros, qui servira pour acheter un ornement sacerdotal complet, et le dimanche ou autre jour solennel, dans les huit jours après qu’il en aura été sommé personnellement, il comparaîtra en l’église de Flines, à l’heure de tierce, offrira ledit ornement, et fera publiquement amende honorable, tête nue et un genou en terre L
Dans ses diverses possessions, l’abbaye de Flines se trouvait en présence de plusieurs seigneurs. Il était impossible que dans le cours des siècles il ne surgît pas de nombreuses difficultés, les limites des juridictions et surtout leur degré de compétence et leurs rapports mutuels n’étant pas très bien définis.
Aussi les procès sont nombreux au XIVe et au XVe siècle, et déjà dès le XIIIe. En général, autant par esprit de conciliation que pour éviter des frais considérables, on cherche à les terminer et on les termine le plus souvent par voie de compromis ou par une transaction amiable.