‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 80 sur 264 · Cartulaire, p. 774 (24 avril · texte numérisé non relu

Cartulaire, p. 774 (24 avril

En 1271, l’abbesse de Fîmes et Gilles de Landas, seigneur de Bouvignies, qui se disputaient les droits seigneuriaux sur la commune pâture de Nomain, concluent un accord en vertu duquel l’abbaye aura toute justice sur la moitié de cette commune pâture, vers sa cour de la Carnoie, et le seigneur de Bouvignies retiendra le reste L

Dans la première partie du XIVe siècle, Jean de Mortagne, seigneur de Landas et de Bouvignies et ber de Flandre, quoique bien disposé envers l’abbaye dont il est le bienfaiteur lui suscite néanmoins toute une série de difficultés. A Cappelle, ce sont des entraves que lève la cour des Timaux de Lille 1 2 3 4 ; à Flines et à Coutiches, il entreprend contre les droits de seigneurie du monastère, qu’il est obligé ensuite de reconnaître, et il répare sa faute ou sa méprise par de larges concessions L Plus tard, ce sont des contestations sur quelques droits particuliers et sur les limites respectives des juridictions seigneuriales à Flines, à Coutiches, à Nomain. Ici encore Jean de Mortagne se montre conciliant et généreux. Un accord termine les différends à la mutuelle satisfaction des parties 5.

Au XVe siècle, un autre seigneur de Bouvignies, Jacques d’Ollehain, renouvelle ces débats : il s’emporte jusqu’à faire arrêter et jeter en prison, dans son château de Bouvignies, un frère convers et les ouvriers qui sous sa direction émondaient les arbres le long des chemins dépendant de la seigneurie des Dames de Flines à Nomain. Cependant, l’abbesse obtient qu’on les délivre, propose une conférence qui est acceptée, et démontre par des titres incontestables que la seigneurie objet du litige est tenue du comte de Flandre en francs-alleus, de sa salle de Lille, sans aucune dépendance du seigneur de Bouvignies. Convaincu de ses torts, ce dernier offre la réparation convenable, et l’abbesse, usant de générosité, lui fait remise des amendes encourues 6.

1. Cartulaire, pp. 191 (octobre 1291), et 208 (février 1276, app. par la comtesse Marguerite).

2. Ibid,., pp. 551 (1er décembre 1331), 556 (2 juillet 1333), 561 (12 mars 1336), 566 (28 mars 1337).

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