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qui y ont rapport. Ce volume, dont les miniatures sont finement exécutées, porte sur la dernière feuille de garde : « IIoc volumen comparavit Raphaël de Marcatellis, etc., anno Domino 1479. »
19° Albumazaris, Abrahe Avennezre libri et Ilaly May ne (N° 417 ibid.) Ce magnifique volume contient plusieurs traités d’astrologie : chaque partie de ce bizarre ouvrage est ornée d’une vignette ou d’une lettre tourneure à rinceaux. C’est un des manuscrits exécutés par ordre de Raphaël, dont les peintures offrent le plus d'éclat et de perfection. Il en fit l’acquisition en 1486.
20" Flores musicae artis per Uugoncm, sacerdolcm Reutlingensem (N° 42 1 , ibid.). C’est encore un titre qui n’indique qu’une partie de son contenu, qui est entièrement consacré à l’art musical. Ce MS. est un de^ plus curieux connus pour l’histoire de la musique. La première partie a été écrite ou achevée le 8 novembre 1603, et la seconde le Ier avril 1304, par Mlrc Antoine de S. Martin, d’Ekkerghem (de aggere sancti Martini), à Gand. Ce MS. avec lettrines et bordures en couleurs rehaussées d’or, provient aussi de l’abbaye de S. Bavon.
21° Monotesseron venerabilis doctoris Johannis de Gcrson. Les armoiries de Rosence sont peintes au bas du titre de chacun des volumes, qui sont ornés de 151 grandes miniatures d’une belle conservation. Grand vol. in-fol . , deux tomes, écriture de la fin du XVe siècle (N° 462, ibid.).
22" Sedulius in evangeliis cum Monotesseron Johannis Larsson. Ce volume est orné de 1 37 miniatures; c’est une copie de l’ouvrage précédent, mais le texte est disposé autrement. L’écusson de Rosence se trouve au fol. 42 r" (N° 463, ibid.).
25° Graduale antiquum. 2 vol. in-fol. max., de la 2e partie du XVe siècle; lettres initiales hist. Au 1er feuillet du 1er volume on voit l’image de Jacques Van Brucele, abbé de S. Bavon de 1432-1474, avec l’écusson de sa famille (champs d’azur à trois cœurs d'or). Ce MS. fut exécuté en 1469 (N° 463, ibid.).
24° Hic incipiuntur responsaria in processione per totam annurn decantanda ad ritum ecclesiae collegiatae divi Bavonis Gandavi. C’est une copie faite sur un MS. du Xe ou du XIe siècle (N" 475, ibid.).
23° Antiqua manascripta responsaria. Cet antiphonier porte la date du 3 novembre 1371 et 1’écusson de l’abbaye de S. Bavon (N° 473, ibid.).
26° Liber chori Ecclesiae sancti Bavonis ad matutinas, ad laudes et ad vesperas. Porte la date de 1469 (N° 476, ibid.).
27° Regulae monasticiae. Écriture du commencement du XVe siècle (N° 494, ibid.).
28° Expositie of verclaers up S. Benedictus Reghele, ghemaect van Mr Olivier De Langhe, 1435-1449. (X" 496, ib.).
29° Expositio regulae B. Benedicti, abbatis sanclissimi. Ce beau MS. date du XIIe siècle (N° 498, ibid.).
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50° Home diurnae. Une note inscrite sur la feuille de garde peut faire croire que ce MS. servait à l’usage des moines de S. Bavon en 1290 (N0 513, ibid.).
51« Opéra Thomae a Kempis. M. de Saint-Génois pense « quoique ce beau volume provienne de l’abbaye de S. Pierre, qu’il appartient à la série des volumes exécutés par ordre de Raphaël de Mercatel, » (N° 577, ibid.),
52° Elucidarius omnium difficultatum circa officium Missae concurrentium fratris Bernardi de Parentiis, ordinis predicatorum, provincie Tholosane conventus Orthesii in Vasconia, qui in hoc opéré sequitur eximii doctoris sancti Thome de Aquinio determinationes et décréta quoad conclusiones, qui aliter Lilium Misse nuncupatur. In-fol., écriture du XVe siècle, orné de l'écusson de Rosence (N° 585, ibid.). •
35° Lumen penitentiarium seu c onfessorum de multis dictis et determinationibus SS. patrum et dictorum théologie et decretorum juris canonici, recollectum et compositum per pauperem in theologia magistrum Andream de Escobar hispaniensem, Majorensem episcopum. Ce beau MS. fut acquis à la fin du XVe siècle par Raphaël de Mercatel (N° 584, ibid.).
Il est possible que plusieurs de ces précieux volumes ont été exécutés par les frères de S. Jérôme, dits Jéronimites, établis à Gand dès l’année 1455 dans la rue du Bas-Escaut, près du château de Gérard Villain, surnommé le Diable . Nous engageons nos lecteurs à lire la description de ces manuscrits dans le travail plein d’érudition et d’attrait qu’en a publié M. le professeur de Saint-Génois dans le Catalogue des MSS. de l’établissement confié à ses soins intelligents.
Le charlrier de la cathédrale de S. Bavon, où l’on ne conservait autrefois que les documents de l’église de S. Jean et de sa crypte, réunit maintenant ceux concernant la collégiale et la prévôté, et même toutes les chartes de l’abbaye de S. Bavon, déposées autrefois à l’évêché de Gand et dont le nombre s’élève à plus de 2300. Nous avions acquis du sieur T. Schellinck une copie de l’inventaire, qu’il fut chargé d’en faire; mais en ayant voulu faire usage pour nos recherches dans ces archives, nous avons vu avec regret qu’elle ne pouvait nous être d’aucune utilité. Nous nous sommes assuré toutefois que toutes les pièces, indiquées par les initiales E. G. dans la deuxième partie de cet ouvrage, contenant l 'Analyse des chartes et documents de l’abbaye de S. Bavon, y sont déposées aujourd’hui, à l’exception cependant de quelques pièces que nous n’avons pas retrouvées, entre autres un rapport concernant l’ophthalmologie au XIIIe siècle, un inventaire de la trésorerie de l’abbaye du XIVe siècle et un arrangement conclu entre un des abbés et un de ses prieurs sur la direction intérieure de l’abbaye.
Le même chartrier possède en outre quelques manuscrits, qui présentent de l’intérêt :
1° Volume manuscrit in-folio, de 201 pages, en parchemin, intitulé: Incipit liber episcopalis offich omnium ordinationum clericorum, consecrationum et bencdictionurn secundum ordinationem reverendi in Christo fratris Danielis Moten. episcopi, cum certis additionibus, quoad decorem eorumdem officiorum, per reverendum fratrem Egidium episcopum Rosensen (sic) ordinis Carmelilarum ( Ex veteri bibliolheca divi Bavonis). Relié en 1624
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Ce titre est entouré (l’une bordure formée de rinceaux coloriés et d'un écusson d’armoiries, blasonné comme celles qui se voient sur les manuscrits de Raphaël de Mercatel. L’emploi des mêmes armoiries par deux abbés, qui se sont succédé immédiatement, prouve que cet écusson n’était pas celui d’un abbé en particulier, mais bien le blason de l’évêché in partibus de Rosence, dont ces deux abbés furent les seuls titulaires.
2° Manuscrit sur papier, écriture de différentes époques.
Voici les pièces qu’il contient : 1° Nom des abbés de S. Bavon, par le chanoine Brydel; 2° Chronicon castri coenobii S. Bavonis; elle finit à l’année 1403; 3° statuts de la collégiale, — testaments de Luc Munich, — copie de la bulle de l’exemption de l’ordinaire, id. de l’érection de la collégiale, — id. de la translation du chapitre de S. Bavon à S. Jean et pièces y relatives; — 4° Chronique de S. Bavon, commençant à l’année 47 avant J. C., finissant à 1405; 5° Chronologia prelatorum in ecclesia S. Bavonis, depuis 1536 à 1620; 6° Ritus et ceremoniae capilulares; 7° serments du doyen et des chanoines, etc.; 8° liste des doyens et des chanoines, à partir de Luc Munich; 9° Rriève Chronique de S. Bavon; 10° copies de pièces, — consultation de Bailiet sur les successions collatérales; 11° Extrada ex registro aclorum cleri Garni., ab anno 1397 à 1722; 12“ statuts de l’église collégiale de Stc Pharaïlde — anciens statuts de la même collégiale; 13° actes capitulaires de Su' Pharaïlde, de 1584 à 1707; 14° extraits de l’obituaire de Slc Pharaïlde, concernant les principaux dignitaires enterrés dans l’église de S. Nicolas depuis 1584 à 1652; — inventaire des papiers et documents de Stc Pharaïlde, déposés dans l’église de S. Nicolas; — revenus de ce chapitre.
Il y existe encore plusieurs autres volumes, où l’on a transcrit les mêmes chroniques de l'abbaye et de ses abbés.
5° Deux rôles : l’un porte la date de 1406, 26 octobre, et l’autre du 51 juillet 1507.
Quatre miniatures sont peintes en tête de ces rôles, qui ont un développement d’une dixaine de mètres; elles représentent S. Liévin, S. Bavon, S. Landoald et S. Machaire, ayant à leur pieds une pierre tombale, où se trouve figuré un moine bénédictin. Elles portent les armes de l’abbaye.
Ces rôles, qui commencent par une paraphrase sur les bonnes oeuvres, font mention des abbayes bénédictines, qui avaient formé entre elles une association de participation mutuelle à leurs bonnes œuvres. Une association de cette nature existait entre l’abbaye de S. Bavon et celles de S. Pierre à Gand, de S. Bertin, d’Afflighem, de Breuhl, de S. Sauveur à Eenaeme, de S. Amand en Pévèle, de S. Michel à Syberghe, de Nielle-la-Repulse, de S. Vincentien à Laon, de S. Odulp près de Mude, de S. Pierre hunnocurtensis, de S. Martin à Tournai, de S. Pierre à Audembourg, de S. Jacques à Liège, de S. Winnocx, de S. Landelin à Crépin et d’Ekmund.
Ces rôles sont de véritables registres obituaires, qui étaient envoyés dans tous les établissements associés, pour y inscrire le décès des participants : sous ce rapport ces rôles présentent le plus haut intérêt.
Il se trouve également dans ces archives plusieurs registres de rentes censuelles ( rente boekeri), entre autres de Muynckzwalm et de Waterlos.
On y conserve encore plusieurs volumes des actes capitulaires, à partir de 1540.
Nous ne pouvons passer sous silence un Évangéliaire de la cathédrale de S. Bavon, qui est attribué à S. Liévin. Quoique ce volume soit d’une haute antiquité, l’écriture ne nous parait pas appartenir au VIIe siècle. On lira une description curieuse de sa reliure à la p. 237.
L'Histoire de l'abbaye de S. Bavon est puisée dans les chartes et les manuscrits dont nous venons de parler : nous l’avons divisée en deux grandes époques, la première, de 650 à 918, durée du monastère de S. Amand proprement dit, et la seconde, de 918 à 1556, période de l’existence de cette abbaye, reconstruite par le comte Arnould-le-Vieux et réformée par
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S. Gérard. A cette époque l’abbaye fut transformée en collégiale; nous en avons suivi les destinées jusqu’au décès du dernier abbé. Gomme complément à l’histoire de l’abbaye, nous don nous la monographie de la chapelle de S. Jean, qui forme aujourd’hui la crypte de S. Bavon.
Nous avons aussi consulté et mis à profil tous les écrivains qui se sont occupés de ce monastère, tels que Meyer, Locrius, Sanderus, Baluze, la Gallia Christiana, lvluit, Duchesne, De Saint-Génois, De Bast, Diericx, Warnkœnig, les Annales bénédictines, les Acta Sanctorum surtout et une foule d’autres auteurs. Le respectable et savant Baepsaet nous a fourni la clef de bien de dispositions, dont le sens ne nous apparaissait d’abord qu’enveloppé d’incerlilude. Cette histoire n’est que le narré, incomplet sans doute, du texte des documents de l’abbaye; narré souvent sans liaison, défaut qu’il nous a été impossible d’éviter, puisqu’en résumé notre travail n’est qu’une suite d’éphémérides, dont nous avons encore élagué beaucoup de faits secondaires et sans intérêt. D’ailleurs, que de préoccupations administratives nous ont empêché de mettre à nos recherches les soins que leur importance réclamait! Si nous différons en quelques points avec les écrivains qui se sont occupés de la même matière, nous n’avons admis des variantes qu’à bon escient, les pièces à la main. C’est ainsi que nous avons tiré de l’oubli deux abbés, qui avaient échappé à Sanderus.
La plupart des pièces que nous publions, sont inédites, à ce que nous croyons : nous pouvons dire inédites, quoiqu’elles soient imprimées en partie dans un Cartulaire préparé depuis de longues années par M. le professeur Serrure, mais qu’il n’a pas publié jusqu’à ce jour. L’analyse, quoique très-succinte des chartes et documents de l’abbaye de S. Bavon, qui forme la deuxième partie de cet ouvrage, donnera une idée des richesses historiques, que les archives de l’ancienne abbaye de S. Bavon renferment et pourra servir de guide aux personnes qui voudront encore s’en occuper un jour. Un index topographique termine la première partie de cet ouvrage: nous avons mis en regard de chaque localité, l’année de la charte qui en fait mention : dans bien des cas les différentes manières d’épellation du même endroit ne proviennent que de la difficulté que l’on éprouvait dans les chancelleries étrangères, soit en France, soit en Italie, à prononcer ou à orthographier les mots d’origine germanique.
Nous avons dessiné les vues de 1 abbaye de S. Bavon avec une exactitude scrupuleuse; nous nous sommes évertué à reproduire le caractère de chaque débris. Les vénérables ruines de cette antique abbaye sont représentées pierre par pierre, brute ou façonnée, sans ajoute ou sans suppression; nous en avons levé les plans, les coupes et les détails architectoniques avec la même exactitude.
Nous ne pouvons finir ce préambule sans exprimer nos vifs sentiments de gratitude à Messieurs Philippe Kervyn de Volkaersbeke, Van der Meersch et Van Duyse, qui ont mis tant d'empressement à seconder nos recherches dans les riches dépôts confiés à leur zèle, et à M. Jules de Saint-Génois, dont le savoir égale la complaisance et auquel rien ne répugne du moment qu'il s’agit d’obliger un ami.