‹ Histoire de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, Ordre de Saint Benoît et de la Congrégation de Saint MaurChapitre 26 sur 69 · ODON · texte numérisé non relu

ODON

C'était la coutume, dans tes monastères, de recevoir les

(1) Coutépée, t. 1, p. 155. Leb., mém., I. 2. p. 60.

(2) Amari fuerunl hi dies. Doscript.d'Ava1IonJiréedeCour(ép.,p.2:>. 3) Courtép., t. 1, p. 136.

enfants dès 1 âge tic cinq à six ans (I) ; les moines suivaient leur éducation aussi longtemps que les parents les laissaient entre leurs mains. Lorsqu'ils embrassaient la vie

monastique, ils se trouvaient avoir traversé le temps orageux de la jeunesse à l'abri de la contagion du siècle et an milieu des pratiques de la \ie religieuse. Telle fut l'éducation de beaucoup d'hommes vertueux qui ont conservé l'innocence du baptême jusqu'à la mort. Saint Thomas d'Aquin fut placé dans un monastère à l'âge de cinq ans. Heureux enfants! ils n'avaient vu le monde qu'à travers le toile innocent de leurs premières années ; leur cœur ne connaissait d'autre amour que celui qu'ils avaient voué au Seigneur. Le cloître avait pour eux un charme indicible; leur solitude était un paradis, ils se trouvaient heureux, et ne craignaient rien tant que ce qui eût pu donner à leur existence un autre avenir que celui qu'ils avaient choisi au pied des autels. Odon, qui devint abbé, entra à Saint-Germain à peine sorti de l'enfance : l'égalité de son caractère, l'innocence de ses mœurs, sa modération , tout annonçait que son ame avait été prévenue des bénédictions du ciel ; ses maîtres furent étonnés de la rapidité de ses progrès. Admis bientôt au nombre des frères , il gagna tellement leur confiance, qu'après la mort de Théalde, il fut élu abbé d'une voix unanime. Les cartulaires du monastère disent que son élection fut approuvée de Henri, roi de France, de Robert, duc de Bourgogne, son frère, de la reine Constance, leur mère, de Renaud , comte d'Auxcrrc, et d'Adeline de France, sa femme. Elle fut aussi confirmée par Léothéric,

(1) Lorsque les nobles offraient un enfant en bas âge dans on monastère, ils mettaient leur pétition dans sa main qu'ils enveloppaient avec la nappe de l'autel et le présentaient ainsi. Ils pouvaient, a cette occasion , faire un don au monastère , mais ils ne devaient rien promettre pour l'avenir à leur enfant. Les pauvres offraient simplement les leurs en présence de témoins. Reçut. S. Bened., cap. 59.

archevêque de Sens, par Hugues, évêqued'Auxcrrc,et par d'autres prélats des diocèses voisins (i). Toutes ces approbations pour la nomination d'un abbé annoncent l'importance du monastère et l'ignorance où l'on était du droit canon. Quoique l'élu, selon les lois de l'Eglise, pût légitimement prendre le gouvernement des moines, néanmoins les évêques , les rois , les princes , les comtes , des femmes même, croyaient leur consentement nécessaire.

Nous voici arrivés à une époque non moins singulière que les précédentes. Nous allons voir des seigneurs exercer une domination arbitraire , des lois sans vigueur , l'anarchie dans les campagnes. Au milieu de ce désordre moral, la foi brille avec éclat; elle supplée à la faiblesse des lois, elle console ceux qui souffrent, classe alors si nombreuse; les grands font des dons considérables aux églises et aux abbayes ; plusieurs monastères ou prieurés sont donnés à Saint-Germain ou fondés par lui , et dans chacun d'eux on observe la même règle qu'à la maison-mère. Tous ces établissements ont pour fondateurs , pour soutiens , pour bienfaiteurs, des personnages puissants, des évêques, des princes, des nobles. Nous voudrions pouvoir citer les noms de ces hommes de bien, que les moines consignaient, avec une exactitude toute de reconnaissance, sur les parchemins ou cartulaires de leurs abbayes; mais la plupart des titres ayant été perdus au milieu des révolutions, beaucoup de bienfaiteurs ne sont plus connus que de Dieu , qui a déjà couronné leurs bonnes œuvres.

A tous les prieurés dont il a été parlé viennent s'ajouter ceux de Barcenay, de Saint-Florentin , de Decize , de Châiillon, non compris différentes églises.

Mainard, évêque de Troyes, donna celle de Barcenay ou Bercenay : c'était une ancienne seigneurie du monastère

[i) Labb.y bibl. m$s.f 1. 1, p. 575.

de Saint-Germain, située dans son diocèse, sur laquelle les comtes de Troyes avaient quelques droits de garde et de coutumes, qu'ils abandonnèrent, en 1 104, à l'abbé Hugues de Montaigu. Ses successeurs y érigèrent un prieuré. En 1249 , l'official de Sens rendit un jugement en sa faveur , au sujet d'une partie des dîmes d'Auxon, que revendiquait le recteur de cette paroisse.

Harduin, évêque de Langres, fit don de l'église de Carisey et de celle de Lignorelles ; Helmoin, évêque d'Autun, donna celle de Lucy-le-Bois; Thibaut, comte de Champagne, fils d'Eudes, comte palatin, fit présent de deux monastères situés à Saint-Florentin, l'un dans un lieu appelé encore aujourd'hui le Prieuré, et l'autre à Saint-Florentin-en- CMteau. Leur fondation (1), due aux reliques du saint de ce nom , mérite d'être rapportée. Elle rentre d'ailleurs dans notre sujet, puisque ces deux établissements vont grossir l'apanage de l'abbaye de Saint-Germain.

Ce fut à Suin , en Charolais , que saint Florentin eut la tête tranchée, par ordre de Chrocus , roi des Vandales. L'histoire de son martyre rapporte qu'on lui coupa la langue , qu'on lui brisa les dents, et que saint Hilaire fut le compagnon de ses souffrances. Prosper met sa mort au 27 septembre 406. Cassiodore, Sozime et Baronius en 407. L'abbaye d'Ainay, à Lyon , une autre de bénédictins , du côté de Chartres et qui porte son nom, le prieuré de Sessieu en Dauphiné , eurent une part de ses précieux restes. Une circonstance, ménagée par la Providence, dota aussi Saint-Florentin d'une partie de ses reliques.

Deux dames d'un haut rang et cousines germaines, l une nommée Godelaine, comtesse de Chartres, et l'autre

(1) Cette fondation se trouve dans deux manuscrits conservés à Sainl-Florenlin, l'un appelé le légendaire et l'autre le cartulaire. Voyez Labb-, bibl., mss., t. 1, p r»"r». Viole, mss., t. 2, p. 1385 -el suiv.

Lemisse, comtesse du Perche, en partant pour Rome, passèrent au Château-Florentin , occupé par un de leurs parents ; elles y trouvèrent une chapelle de Notre-Dame qui leur plut tellement, qu'elles se proposèrent de la faire rebâtir et d'y passer leurs jours, si Dieu leur accordait un heureux voyage. Elles se proposèrent, pendant la route, de se procurer autant de reliques qu'il leur serait possible pour en enrichir leur chapelle. A Rome, on leur fit présent d'un bras de saint Hippolyte. En revenant , elles logèrent au château de Brève, où reposait le corps de saint Florentin. Se rappelant que c'était le nom du château où elles avaient résolu de se fixer , elles demandèrent de ses reliques et firent si bien par leurs instances et par leurs présents , qu elles obtinrent le chef et une partie du corps du saint martyr , ainsi que des reliques de saint Hilaire et celles d'un martyr nommé Aphride.

Aussitôt qu'on sut au Château-Florentin que les deux comtesses approchaient , chargées de si précieux trésors et surtout des restes vénérés de saint Florentin , le clergé et le peuple alièrenl à leur rencontre avec de grands sentiments de piété; c'était le sixième jour de juillet. Un enfant nommé Alode, âgé de sept ans, était mort depuis trois jours. Sa mère, plongée dans une grande affliction, avait différé de le faire inhumer, espérant que le seul attouchement des reliques lui rendrait la vie. Sa confiance ne fut point trompée. Ce fils, qu'elle avait pleuré comme mort, lui fut rendu. Aldric, archevêque de Sens, en dressa un procèsverbal en présence de plusieurs témoins. Ce miracle est représenté sur les vitraux derrière l'autel (1). Le pieux prélat dédia aussi la nouvelle église le 7 mai 835, et la plaça sous l'invocation de la bienheureuse Marie, de saint

(1) Ces vitraux, remarquables par la pureté du coloris, renferment loute l'histoire de saint Florentin, représentée d'après de naïves légendes.

iG8 niSTOIRE DE L ABBAYE

Florentin , de saint Aphride, de saint Hilairc et d'autres saints. Ce fut alors que la ville prit le nom de Saint- Florentin.

Les deux comtesses établirent leur demeure auprès de l'église , où elles menèrent une vie aussi retirée que des recluses. Dieu ne sépara point à la mort celles qui avaient été si unies dans leurs projets de dévotion; elles tombèrent malades presque en même temps et moururent le jour des Rois. On les inbuma devant l'autel de la Vierge. Des miracles opérés à leur tombeau attestèrent , dit la légende , qu'elles étaient allées régner dans les cieux.

On pense que c'est du vivant de ces dames que Ton fonda deux communautés, l'une de chanoines et l'autre de chanoin esses, pour le service des malades et celui des pèlerins pauvres ; la première était sur le tertre appelé Saint- Florentin-le-Viel (1), aujourd'hui le Prieuré, et la seconde à Saint-Florentin~en-Château, où se trouve l'église. La prospérité de ces deux établissements uefut pas de longue durée. Le roi Charles-le-Chauve , comme on croit , pensa gagner la confiance des grands en leur laissant usurper le bien des églises. C'est ainsi qu'il souffrit ou plutôt qu'il ne put empêcher les comtes de Champagne, qui se disaient les fon^ dateurs des monastères de Saint-Florentin, de s'emparer de leurs propriétés. Les chanoines, n'ayant plus les moyens d'exercer la charité, se retirèrent ailleurs; les chanoinesses en firent autant, de sorte qu'en 880, il n'y restait plus qu'un chantre et deux chanoines, que le vicomte était

(1) Le nom de Vieux , que l'on donnait alors à une partie de Saint- Florentin , marque l'opinion que l'on avait de son ancienneté. Il y aurait de grands souvenirs à évoquer parmi les ruines de ses châteaux, sous lesquels dorment bien des générations. L'histoire des Eburobriges ne se trouve pas écrite sur les débris de leurs monuments. Quelques noms propres sont tout ce qui nous reste des premiers temps de leurs annales.

forcé d'entretenir. Thibaut, comte de Champagne, voulant relever ces monastères de l'état déplorable daus lequel ils étaient tombés, les remit à l'abbé de Saint-Germain et à ses moines. Le comte de Troyes et de Mcaux, frère de Thibaut, leur mère Ermcngarde, un seigneur appelé Hier, Walderic, chevalier, vicomte de Saint-Florentin et beau-fils de ce dernier, donnèrent leur consentement. On convint qu'il n'y aurait plus ni clercs, ni religieuses, mais seulement des moines de Saint-Germain. Cette donation eut lieu entre Tannée 1037, époque à laquelle le comte Thibaut succéda à son père, et l'année 1052, qui vit mourir l'abbé Odon. Le père Labbe place ce changement en 1042, sous Etienne lï, comte de Champagne. Nous verrons plus loin que cette brillante donation fut sans effet, qu'on remit des chanoines dans les deux monastères qui ne furent définitivement érigés en prieurés que sous l'abbé Gervais.

En 1139, Bosou, doyen et chantre, Guillaume, Thomas et les autres chanoines de Saint-Florentin, donnèrent leur domaine de Crécy et de Duchy à l'abbaye de Pontigny, en échange des dîmes , des censives et de quelques terres que celle-ci possédait à Vergigny. Godefroi, évêque de Langres, déchargea ces biens des droits de féodalité dont ils étaient grevés envers son église , et obligea les chanoines à payer seulement, tous les ans, le jour de saint Mammès, patron de Langres, trois sous, monnaie de cette ville, à la chaire et à celui qui chanterait la grande messe. Par la chaire on entend sans doute celui qui prêchait ce jour-là. L'archevêque de Sens ratifia cet arrangement.

Passons aux autres prieures. Le comte Renaud, qui avait rendu celui de Saint-Sauveur, étendit plus loin sa bienfaisance; non-seulement il approuva la restitution que sou père avait faite à l'abbaye de Saint-Germain du prieuré de Decize, mais encore il lui fit remise des droits de coutume que ses prédécesseurs levaient sur les sujets qui endépen-

daient. Cet établissement, situé dans la ville de son noui, au diocèse de Nevers, fut fondé, comme on croit, par les comtes de la province» qui jouirent longtemps de ses biens. Landry H le rendit à l'abbaye de Saint-Germain vers Tan 1010. En 1530, on n'y comptait plus que trois religieux et un prieur commendataire. Des chasubles, des tuniques, des chapes et des livres de prières qu'on y voyait en quantité, attestaient que les moines y avaient été nombreux; les revenus consistaient en droits de censives, en bourdetage, ou droits sur le raisin, en tailles, en rentes de blé et de vin sur plusieurs villages , en prés , en étangs et en une forêt de deux lieues de longueur sur une demie de largeur. Le prieuré possédait , en outre , un four banal à Decize et un clos de vigne de l'œuvre de vingt-cinq hommes. Nous reviendrons sur ce bel établissement qui fut longtemps l'ornement de la contrée.

Vers l'an 1 040, Robert de Nevers, frère du comte Renaud, seigneur de Châtillon-en-Bazois, donna à Saint-Germain l'église de Sainte-Cécile, bâtie dans cette ville, et une grande place qui servait à supplicier les criminels, pour y construire un prieuré conventuel. L'abbé Odon envoya dans l'endroit un moine nomme Aufrède, pour faire bâtir tous les lieux réguliers. L'église fut dédiée à Notre-Dame et à saint Jean-Baptiste, selon l'intention du fondateur, qui dota aussitôt le nouvel établissement. Telle fut l'origine du prieuré de Châtillon. Une bulle du pape Eugène III, en 1151 , une autre d'Anastase IV , en 1153, et une troisième d'Adrien IV, en 1155 , en font une mention honorable, ainsi que des trois églises de Châtillon qui en dépendaient. La commende le ruina peu à peu, au point qu'en 1660 ses revenus suffisaient à peine à acquitter les charges (1). Les provisions des prieurs contenaient ces tristes expressions :

(I) Viole, ras-., (. 2, p. 158:;.

Il n'y a plus de religieux; le prieuré ue demande ni soins ni résidence personnelle (1).

En 1033, Odon traduisit devant le tribunal du comte de Champagne , Walderic , fils de Boson , vicomte de Saint- Florentin, parce qu'il exigeait de trop fortes contributions des habitants de Villiers-Vineux , sujets du monastère de Saint-Germain, et il obtint un jugement qui régla à l'avenir les droits du seigneur. Robert, duc de Bourgogne, ratifia, entre les mains d'Odon, la remise des droits de sauvegarde et de maréchaussée faite autrefois par le duc Henri , pour les biens du monastère. Dans ce même temps, une dame, nommée Heltrude , fit donation , pour l'amour de Dieu et de saint Germain, du bois de Flacy, proche Sougères. Un chevalier de Toucy, nommé Rainaud de Narbonne, donna, du consentement du comte d'Auxerre, tout ce qu'il pouvait posséder, sans titre légitime, dans les bois voisins du bourg de Diges.

En 1039, Hugues de Challon, éveque d'Auxerre, donna un grand exemple d'humilité, et fit voir de quelle haute considération l'abbaye de Saint-Germain jouissait dans son esprit. Se sentant malade, il s'y transporte, se fait revêtir d'un habit de moine et y meurt en paix quatre jours après. L'année suivante mourut aussi le comte Rainaud, qui fut tué dans un combat à Sauvigny, en Nivernais. Son corps fut rapporté à Auxerrc et enterré à Saint-Germain , comme il l'avait demandé.

Sous l'abbé Odon , cet homme orné de tant de vertus , la maison de Saint-Germain ne cessa de prospérer et de grandir. Sa réputation seule y attirait une foule de moines. Enfin, après l'avoir gouvernée pendant plus de vingt ans,

(I) Curâ convcnluque carenlis , pcrsonakmque resùkntiam non reqnirenlU. Arrhtv. de la préfecl.

il mourut eu odeur de sainteté (1), le 9 août 1052, et fut inhume près de l'église, au couchant. Lorsqu'on la reconstruisit, en 1277, on retrouva ses ossements, que Ton transféra dans les saintes grottes, entre l'autel de saint Martin et celui de saint Barthélémy. Ce dernier, étant détruit depuis longtemps , il serait difûcile de reconnaître le lieu où reposent aujourd'hui ses restes précieux.

La mort du comte Rainaud mit Auxerre dans une grande perturbation. L'abbaye de Saint-Germain, cette Thébaïde si calme , se ressentit de la commotion générale. Robert, duc de Bourgogne, dit le Vieux, frère de Henri, roi de France, commandait en maître dans Auxerre. Son orgueil ne connaissait pas de bornes. Le comte Guillaume II voulait en vain lutter contre lui. Les moines, ayant besoin de l'assentiment de ces deux personnages pour l'élection de leur abbé , et désespérant de faire un choix qui plût aux deux partis, suspendirent sa nomination, et se mirent sous la direction de Boson , leur prieur , homme adroit et d'un esprit pénétrant (2) , qui les gouverna pendant quatorze ans (3). L'évêque d' Auxerre, ne se sentant pas assez de force pour résister à l'orage qui grondait sur sa tête, désigna son successeur et se retira dans le monastère de Saint-Sauveur, proche de Bray-sur-Seine, où il mourut.

Boson se fit une réputation par sa fermeté à soutenir les droits de son abbaye. Aidé de l'évoque d' Auxerre, il obligea Geoffroy de Donzy à restituer le prieuré de Saissy-les-Bois, dont il s'était emparé à la faveur des troubles qui agitaient le comté. Il acheta d'Albert Pellé la forêt de Cussy, et obtint de Hugues, évêque de Nevers, l'église de Vandenesse.

(1) Gall.chr., t. 12, col. 378.

(2) Labb., bibl. mss., t. i , p. 574.

(3) C'est l'opinion de dom Viole. Le P. Labbe et le» auteurs de la Gaule chrétienne disent que son gouvernement ne fut que de douze aus.

Une chronique, citée par dom Viole, rapporte qu'en 1058, pendant le carême, les troupes de Robert, duc de Bourgogne, et celles de Thibaut, comte de Chartres, voulurent enlever le château de Saint-Germain, c'est le nom que l'on donnait quelquefois à l'abbaye -, à cause de ses fortifications ; mais que, saisies presque aussitôt d'une terreur panique, elles avaient pris la fuite. Ce fait, dont l'histoire n'a conservé que le sommaire (t), était une attaque contre le comte d'Àuxerre, dont les forces se réunirent assez promptement pour repousser celles du duc et pour déjouer la surprise qu'il avait méditée.

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