‹ Histoire de l'Abbaye de Saint-Vincent de Laon ... publieé, annotée et continuée par l'abbé Cardon, et l'abbé A. MathieuChapitre 25 sur 116 · EN · texte numérisé non relu

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[g BsNormans, selon Tétimologie du mot, sont des bondmes sortis du Nord, ou bien , selon le témoignage d*Âimoin, sortis dislande' que les Écossois occupoient pour lors. Cette nation barbare ayant toujours eu guerre , ou civile ou avec ses voisins , tenta le royaume de France dès Tannée 81 S, sous Tempire de Cbarlemagne , lequel les repoussa avec une perte considérable des leurs.

Après avoir reçu d^ l'assistance de Louis-Ie-Débonnaire et estre parvenus au-dessus de leurs affaires par son moyen , ils équipèrent treize vaisseaux , et pour récompense de ces bienfaits, vinrent se jetter dans les ports de Flandre en Fan SSQ^

(i) Ect hlandiâ Scotorum. (Lib. A , de gestis Franc.)

d*où ilsfurent chassez de rechef. Aimoin ajoute qu'ils tâchèrent d'entrer dans la France par l'embouchure de Içt Seine , mais qu'ils furent vivement repoussez par les gardes de ces costes avec des pertes nombreuses. Ayant eu un plus heureux succès dans les costes d'Aquitaine , ils retournèrent chez eux après avoir pillé un bourg, où ils avoient fait un grand butin. Dupleix rapporte plusieurs autres ravages de France par ces barbares , Tan 841 , et dit que , Tannée 846 , ils passèrent jusque dans Paris et pillèrent le monastère de Saint-Germain-des- Prèz , sous la conduite d'un capitaine nommé Ragenarius , lequel s'estant vanté de cette belle action, tomba aussitôt par terre et expérimentant la force de saint Germain , expira en trois jours. Les autres soldats qui avoient assisté à ce sacrilège périrent tous de dyssenterie.

Ils brûlèrent plusieurs villes , sçavoir: Xaintes, Limoges, Angoulesme, Bordeaux, Gondom et enfin Tours , avec un grand carnage de peuple , en 853. Je passe sous silence les ravages qu'ils firent en Anjou , tant aux églises qu'ailleurs. L'an 880 , estant entrez en Flandre , ils saccagèrent les villes de Sainl-Omer, Thérouenne, Saint -Riquier, Saint-Vallery, Tournay, Ardembourg, Rodembpurg, Osthbourg, Harleberg, Anvers , tout le comté de Boulogne et plusieurs autres pais de France.

Jusques icy Laon et le pays Laonnois avoient .échappé à la cruauté des Normans ; c'est pourquoi chacun y venoit de tous costéz pour s'y réfij|gier. Les religieux de Saint-Pierre de Gand en furent du nombre , lesquels apportèrent les reliques de leurs bienheureux patroni^, saint Bavon et sainte Pharaïlde, les sauvant du ravage qu'ils prévoyoient devoir arriver à la ville de Saint-Omer. Ceux de Saint-Quentin y apportèrent aussi les corps de leurs patrons , saint Quentin , saint Victorice et saint Gassien; et ainsi des autres , environ Tan 852. Les corps de saint Marcoul et de saint Boêtian y furent aussi apportez presque en même temps , à cause de la forteresse de la ville de Laon qui avoit presque toujours résisté à tous les ennemis.

Ce fui sans doute ce qui occasionna la perte du pais Laoanois; car ces barbares sçachant que plusieurs s'y estoieat renlennéE avec leurs richesses et espérant y faire un grand butin , après avoir ravagé tout le pais qui se rencontroit sur leujç chemin , sans épargner ni églises , ni monastères , ni^ MSté » ni prolàne « villes , châteaux, bourgades, etc.» vinrent près de Laon et la ville expérimenta la cruauté de leur arrivée. Hs minèrent en effet tout le circuit de la montagne • sans épargner ni hoiurgade , ni tillage , ni maison , faisant passer par le f!ea ce que le fer avoit épargné. Ce désastre arriva dans le milieu du mois de novembre de Tannée 882 , selon Aimoin.

Ces barbares n*osant attaquer la ville de Laon en cette occasion 9 se contentèrent de ravager et de mettre tout à feu et à sang autour des murs. Ils se dirigèrent ensuitte sur Reims où ils furent contraints de fuir honteusement , voyant que Carioman , avec quelques troupes » avoit taillé en pièces ceux qui conduisoient les grands butins qu'ils avoient faits, et que» par un semblable bonheur, ce prince avoit défait encore une partie de leurs troupes ailleurs. Leur retraite fut d'abord dans un village où ils attendirent la nuit ; puis , à la clarté de la lune , ils réprirent pour s'en retourner le chemin qu'ils avoient tenu en véuant. Gecy est tiré d'Âimoin , qui est fort contraire à ce que dit Jérémie Laurent , lequel assure , en son Abrégé de rfliiftoire de Laon , que cette ville a esté prise parles Normans.

'Comme ce n'est point icy dans notre sujet de rechercher à fonds etqoik est de la ville, nous nous contenterons d'assurer avec le même Laurent, avec Jean de Guise et plusieurs autres auteura et avec la tradition du pays , que ce fut en. cette occasion que l'abbaye de Saint-Vincent fut saccagée, pillée, brâlée, ruinée «t désolée. Les moines -qui y estoient n'eurent pas un meilleur traitement que l'abbaye, et il est facile à conjecturer, ou plotAt , il est véritable , qu'ils ont esté tuez et martyrisez par ces cruels barbares. Ce qui se prouve de ce que n'y ayant plus, après cette désolation, de moines en cette abbaye pour la desservir, l'évéque Didon fut obligé d'y mettre les chanoines

de Pierrepont avec' leurs reliques; ce qu'il n-auroit pas fait, s*il y estoit resté des moines.

Le faubourg adjacent à Tabbaye , dit la ville de Si-Vinomt, n*eut pas un meilleur traitement que Fabbaye , ainsi que les autres églises voisines et bors les murs de la ville, sçavoir : Saint-^enest , Saint-Otbœuf, Saint- Victor, mais particulièrement Tabbaye de Saînt-Hilaire , ^ul estoit habitée pour lors par des religieuses ; elle fut réduite en pareil estât que celle de Saint- Vincent , avec cette différence que celle de Saint-Vincent a esté rétablie , comme nous dirons , mais celle de St-Hilàire n'a jamais pu se relever d*une semblable chute'. L'église , du depuis , a servi de paroisse et le bien en a esté donné en fief et bénéfice à des séculiers par les évéques de Laon ; enfin les mêmes séculiers ont annexé le tout à Saint -Vincent.

Les religieuses de Sàint-Hilaire n'eurent pas ùieilleur traitement que leur abbaye. La preuve qu'il n'en est pas resté parmi elles , c'est que leurs biens ont esté donnez aux séculiers en bénéfices.

Cette action est trop signalée pour n'en point indiquer et donner l'auteur à connoitre. Aimoin , Jean de Guise , Dudon , doyen de Téglise de Saint-Quentin , et plusieurs autres disent que les chefs qui conduisoient les Normans en cette noble défaite estoient Astingo et Rollo% dont le dernier .reçut cette faveur de Notre-Seigneur de recevoir le baptême et d'estre fait chrétien. On attribue à ce Rollo la belle structure et fabrique de la cathédrale de Rouen , et nous autres nous lui attrilmans d'avoir tellement ruiné l'antiquité de ce monastère qu'il ne nous en reste rien que ce que nous avons escrit et mendié des externes ; car les feux et les ruines que ces barbares ont mis en cette abliaye en ont esté toutes les marques d'antiquité.

Pendant ce sanglant stratagème , Didon tenoit le siège épiscq)al de Laon , lequel fit ceindre de murailles la ville de Pierivpont qu'il fortifia après que l'orage des Normans fut passé.

(1) Voir livre Iw, page 3.

(2) Hastings & Rollon.

11 avoit succédé sur le siège épiseopal à Hédénulphc , en 882 , avant Parrivée des Normans. Une charte du petit cartulaire de cette abbaye donnée par Âdalbéron , évêque de Laon , fait foy que Didon ne fit fermer Pierrepont de murailles ({u*après Tincursion des Normans , pour conserver la dignité de siège. épiseopal qu^i avoit donnée à Téglise de ce même lieu et pour y mettre les chrétiens à couvert de semblables incursions des payenSy si elles arrivoient par après *.

(1) Parvum Cartularium sancH Vincentii , pog. 9.

DU PREMIER RÉTABLISSEMENT DE CETTE ABBAYE PAR DIDON^ ÉVÊQUE DE LAON , EN L'ANNÉE 885.

®'S:x® A tempeste des incursions des Normans estant passée

nUn ^^ ^^ ^^^^ ^^ '^^^ ' révéque Didon , faisant l'office ft^@ d'un véritable pasteur, tâcha de rassembler ses ouailles dispersées , de ramener les égarées et de consoler les affligées. Son soin se tourna partlculièreipent du costé des églises et chapitres que la tempeste avoit désertez et ruinez'; mais particu^ lièrement sur cette abbaye de Saint-Vincent, sçachantque c'estoit son second siège épiscopal et la fille très-spéciale de son église cathédrale de Laon.

Il rétablit premièrement les bâtimens tant de Téglise que du monastère; ensuitte voyant que les* moines qui vi voient dans cette abbaye avant le carnage des payens avoient expérimenté la cruauté de ces barbares^ qui les avoient tous fait mourir , il rassembla les chanoines de Pierrepont , au nombre de douze ; ceux-cy s'estoient dispersez de costé et d*autre par la crainte de tomber entre les mains des Normans , lorsqu'ils donnèrent

(1) « Ego, Dido, sanctœ Laudunenm ecclesiœ Episcopus .. Pastoralis sol- » lidtudo et cura pontificalis nobis à Deo coiHmissœ ratum fore decentis- » simè corUemplantur ecclesia$ Dei , quilmslibèt in locis infrà terminas » parochiœ nostrœ oh infestatiùnem paganorum desolatas , relevare et » ameliorare , ac pro posée nostro sublimare. (Parv. cartul. pag. 2.) »

les nouvelles de leur approche et avoient emporté avec eux les reliques de saiat Boetian , leur patron , de peur de laisser un trésor si vénérable et qui leur estoit si cher exposé à rinsolence des soldats et des payens qui en vouloient plus au sacré qu*au profane.

L*évèque Didon les ayant donc en partie rassemblez , les introduit dans cette abbaye de Saint- Vincent de Laon ainsi que les reliques du même saint Boêtian qu*ils y apportèrent avec eux en Tannée 885 (diaprés Jean de Guise.)

Pour rendre la translation ^de ces reliques plus stable en cette abbaye et voulant qu'elles y demeurassent à perpétuité , Didon prit Tavis et le ^consentement des clercs aussi bien que des laïques de son diocèse' avant que de rien exécuter. La principale raison qui Tobligea à cette translation, c*>est qu*it n'estoit pas très sûr de laisser des reliques dans un lieu si exposé aux incursions des payens et des Normans, Outre que réglise de Pierrepoiit estoit déserte , la plupart des chanoines estant en fuite et dispersez de costé et d'autre , le reste avoit esté mis en cette abbaye de Saint -Vincent de Laon , et Pierrepont n*estoit point encore fermé de murailles.

A Toccasion de cette translation des reliques de saint Boetian et des chanoines de Pierrepont , Tévéque Didon annexa à Fabbaye de Saint- Vincent toutes les possessions et revenus qui appartenoient à la collégiale de Pierrepont, pour la nourriture et entretien des chanoines au nombre de douze qu'il y avoit établis * » desquels revenus l'abbaye de St- Vincent jouit eneore aujourd'huy.

(1^ « Cum consenm omnium fidelium nostrorum , videlicèl clericorum 9 akfue Mcdrum, corpus sancH Boëtiani ,. confessons Christi, inLauduno » mante Clavato , in eccUsiâ sancH Vincentii martyris collocantes posui- » mm et t6t penfumere œtemaUtèr censuimm. » (Parvam cartularium sancti Vincentii, pag. 2 et S.)

(2) « Omnes ret ad prœdictam, eccUsiam sancti Boëtiani , confessoris » Christi , pertinentes designamus jure canonico et designanter ascribimus, » quat^ùs ex his rébus canoniei eidem ecclesiœ (sancti Vincentii) numéro » duodeeim , à nobis désignait , canonicè vivant et induantur, » (Idem cartul. ibidem.) , •

L'^vêque Didon se souvint aussi d6 Téglise de Pierrepont qu'il avoit eslevée à la dignité de siège ipiscopal et de cathédrale du Laonnois. Pour ne poiot rendre de peu de conséquence un lieu^ si vénérabljB à la postérité, il fit ceindre de bons murs et de bonnes fortifications la ville de Pierrçpont > afin. d'y mettre l'église qu'il avoit tant honorée et les catholiques qui y estoient , à couvert des injures et des inetirsioBS des Normans à Tavenir. Et pour lui conserver encore quelque vénération , il y fit reporter la châsse de saint Boetian peu d'années après qu'elle fut déposée dans ce monastère de Saint- Vincent , quoiqu'il eût fait un statut de l'y laisser perpétuelle* ment et que les chanoines l'honorassent comme second patron de l'abbaye après saint Vincent. Nous faisons double office de saint Boëtian le 22' jour de mai , en mémoire de ce qu'il a honoré ce monastère par /la présence de ses reliques et aussi pour satisfaire en quelque façon au devoir que nous lui devons, yivant d'un bien dont son église a esté dépouillée pourvu revêtir celle -cy. ^ou$ faisons aussi grande solennité des festes de Notre-Dame qui doivent estre toutes de premier ordï^pour la même raison , car l'église de Pierrepont est dédiée à Notre- Dame.

Saint JBoetian suivit saint Fursy en France avec saiut Gobain et plusieurs autres. 11 a vécu dans le Laonnois et s*y est sanctifié du temps de Glovîs , roy de France'.

Pour ce qui regarde les biens et possessions que la reine Brunehault avoit donnez à cette i^baye de Saint- Vincent dans sa première fondation , nous n'en trouvons plus rien présentement , parce que les évèques de Laon estant dans cette pensée que ce qui appartenoit aux églises estoit en leur entière disposition , conformément aux saints canons , les ont pris et les ont donnez en bénéfices aux séculiers, comme nous dirons dans la suitte. Peut-estre que l'évêque Didon lui-même a eu cette adresse de faire venir céans les chanoines de Pierrepont et de les y doter du propre patrimoine de leur église, afin d'avoir

(1) (Ex sceculo 2^ benediciino, pag. 6S3.)

en sa disposition ce qui appartenoit à cette église de Saiot- Yincent et d'osier tellement la mémoire de la première fondation faite par la reine Brunehault , qu*il fût mis au rang de ses prédécesseurs les évéques fondateurs de cette abbaye et qu*on le reconnût comme tel, selon qu'il semble Tindiquer dans la charte de rétablissement des douze cbanoines en cette abbaye de Saint-Vincent (année 886). Dans le texte de cette charte « aprÔ9 avoir donné le bien des cbanoines, il ajoute: Mia msuper. Domino opiiulante , augere procurabimus , ui sine penuriâ (dioujus rei Itberiùs et seouriàs Domino continuas laudes perpetualiter expUant H ^o nobis et pro successoribus nos tris vigi-^ ^ias, singuHs noetibus , et missas , singulis dièbus , et anniver^ saria per revolutionem singulorum annorum , necnon et alias preces assiduas sine intermissione Ckristo propitio fideliter offerant et ce^ lebrent et pro statu totius sanctœ Dei ecclesiœ omni tempore devotissimè semper orent*, (1 ne fait aucune mention du fonds donné par Brunehault 9 relue d'Austrasic, en la fondation de ce monastère. Il est néanmoins constant et assuré qu'elle en a donné, et que Fabbfiye avoit (beaucoup de possessions avant sa destruction ; ce sont les évéques de Laon , précédésseurs ou successeurs de cette destruction, qui ont usurpé ces possessions , les donnant en bénéfice aux séculiers , comme il paroît par ce que nous avons dit de Tabbaye de Saint-Hilaire de Laon et par ce que nous verrons dans le chapitre premier du livre cinquième de cette histoire. La même chose s'estoit faite ailleurs par rai^rt aux biens des abbayes ruinées ; ce qui paroit par une charte du peHt Cartulairç de Saint- Vincent , où sont mis ces mots : Quia , sicut in aUis fit locis , iidem monachi et eorum abbas , Melcalannus nomine , nitebantur expetere temporibus quœ

(1) « Nous nous efforcerons même, avec l'aide de Dieu, d'y annexer encore » d'autres revenus , afin qu'à l'abri de toute gêne et libres des soins matériels , » les chanoines puissent payer au Seigneur un perpétuel tribut de louanges , » réciter, pour nous et nos successeurs l'office de Matines toutes les nuits , ac- » quitter à la même intention, «la messe tous les jours et divers anniversaires » dans le cours de l'année , prier encore le Christ propitiateur et le con- » jurer incessamment de- conserver la sainte Eglise de Dieu. »

m beneficio tenebant, Sedquia adprœsens non habebamus in promptu quod eis recompensare deberemus , neo miKtibua persuaderi poterat nosiris ut eamdem terram ad locum redderent , etc '. Ce sont les propres mots de la charte de Févéque RoricoD donnée après le rétablissement des moines en cette abbaye. Tan 965 ; de hquelle charte on doit conclure que les évèqueiï de Laon ne sont pas tant les fondateurs que les restaurateurs du bien de Tabbaye de Saint- Vincent , parce que les uns ont restitué en valeurs ou en espèces ce que les autres avoient autrefois usurpé»

L'évéque Bidon assista au concile de Reims en Tannée 892 ; il est décédé peu de temps après ce concile. L'obituaire de cette abbaye en fait mémoire tiu jour de sa mort, sçavoir te quatorzième jour de novembre ; son corps est enterré au milieu du chœur iincien de cette abbaye» Nous ne savons pas Tannée de son trépas, mais les actes de la vie de saint Eloquin font foy que Tévëque Rodohard lui avoit succédé du temps du roy Eudes ou peu après, sçavoir environ Tannée 895. On voit encore aujourd^huy quelques manuscrits dans la bibliothèque de Notre-Dame de Laon, lesquels ont esté donnez par Tévéque Didon , entre autres un livre contenant les épHres de saint Augustin.

O'estoit la coutume de ce siècle de mettre des chanoines , après les ravages des Normans , dans les églises d*où les moines avoient esté chassez par la cruauté de ces barbares , comme on a vu à Saint-Martin de Tours, en Téglise de Saint- QuentinenrTIsle et en la grande église du même Saint-Qu^tin , en Yermandois , comme j'ai prouvé dans mon Histoire de l'abbaye d'iste assez au long*, quoique les chanoines de cette église dé* nient cette vérité avec peu ou sans fondement.

(1) K Les moines de Saint-Vincent et leur abbé Melcalan s'efforçaient ^ors , » comme on le fit en d'autres lieux , de recouvrer toutes leurs possessioQS pos- » sédées par d'autres en bénéfice. Mais n'ayant pas de compensation à offrir et » ne pouvant persuader aux seigneurs de rendre les terres à Vàbbaye qui en j» était propriétaire, &... (Carta RoriconiSf anno 965,) »

(i) huulense saneti Quintini CcénoMum, pag. Si5 et seq., 5*4, 70.^.

DE LA SECONDE' DÉSOLATION ET DESTRUCTION DE L'ÂBBÀYE DE SAINT-VlNCENT PAR LES NORMANS , EN L*ANNÉË 892

Oli ENVIRON, ET DE SON RÉTABLISSEMENT PAR ADELELME ,

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