I. 2, c. 41, l. 3, Spicileg. p
exactions, entroit dans l’interieur du cloitre auec sa femme, ses chiens et ses Gens et s’y faisoit donner où prenoit par force, ce qui leur plaisoit; qu’enfm Sutarde ayant pris auec lui les plus discrets de ses Religieux, s’etoit venu présenter à la Cour pleniére de l’Evêque, dans le tems où il étoit assemblé au milieu de ses vassaux, y auoit fait ses plaintes et y auoit lu le privilège du Roi Ghilderic, qui accordoit l’immunité et la franchise à son Abbaye; Adalberon ajoute qu’ayant fait réflexion que les Evêques de Metz ses prédécesseurs auoient autrefois distrait la plus grande partie des biens de ce monastère pour se les approprier, il auoit résolu de faire en sorte qu’au moins les Religieux jouissent en paix du peu qui leur restoit. C’est pourquoy il pria Thierri, premier Echevin de l’Eglise de Metz, qui étoit présent, d’examiner quels étoient les droits de l’Avoué de Senones et ayant trouvé qu’il ne lui étoit rien dû après le fief qu’il tenoit de l’abbaye, sinon lorsqu’à la priere de l’Abbé, il venoit pour tenir quelque plaid et terminer quelque différent, qu’alors il auoit le tiers des amendes et rien plus. Adalbéron ayant pris connoissance de toutes ces choses, réprima les entreprises de l’avoué et lui ordonna de se conformer aux anciens usages. Le titre est signé de l’Evéque Adalberon, de l’abbé Sutarde et de Humbert, prévôt où prieur du monastère. (*)
Le R. P. Benoit, histoire de Toul p. 338, parle d’un titre donné à l’abbaye de Senones en 994 par Folmar, comte de Lunéville, par lequel ce comte renonce à la vocatie qu’il pretendoit auoir sur quelques terres de cette abbaye. Il dit en termes exprès qu’il fait cette renonciation à la priere d’Etienne son eveque et son oncle paternel: patruus. Richer parie d’Etienne Eveque de Toul et dit qu’il vint dans l’abbaye de Moyenmoutier et y passa un jour de feste, et
(1) Dom Calmet a fait plusieurs corrections de sa main dans ce 3e paragraphe et il renvoie au passage suivant qui se trouve sur un feuillet fixe' en marge du mss. par la mention du commencement de l’aline'a, également faite de sa main.
.qu’étant mort à Bonmoutier, (*) il choisit sa sépulture a
Moyenmoutier, mais il ne parle point de ce titre d’Etienne
pour Senones, et on n’en aaujourd’huy aucune connoissance
dans l’Abbaye. Il est assez croiable ou qu’il est perdu, ou
qu’on la soustrait, avec quelques autres.
Le même P. Benoit, hist. de Toul p. 39. dit que l’an 962.
Frideric I. Duc de Lorraine et de Bar aiant reçu des Eveques ♦
de Metz l’avocatie de l’abbaye de Senones, Vilar dus comte de Blamont signe à cette charte comme témoin, Vilardi Co mitis Albomontis. Nous ne trouvons pas ce titre dans notre archive.