V. DuCange Tallia et Venda
Fon da ti on de deux anniversaires.
Acquis ition d’une maison auPui.
Siens de Juvelize.
M o u 1 in et Etang de Humbépaire, partie des dixm e s de N o s soncou r t , Moulin de B ertri • champ.
(a) Vovés Richer , 1 S, c. . .
Celte chapelle a été transférée à un quart de lieiie de Baccarat, avec uncimeliere pour la sépulture des pestiférés.
blés en la cité de Metz, pour faire leur anniversaire en l’Abbaye de Senones. Ils assignent ces cent soldées de terre sur différens biens, par ex. 60. sols sur leurs cens du ban de la riviere, et sur les dixmes d’Hablainville, et les autres 40. sols sur leurs rentes du franc-Alleuf (*) de Yerdenois. La même année le Curé d’Hablainville fit une pareille fondation pour lui et pour Seigneur Henri son oncle, et donna cent soudées de rente à petits tournois, à prendre sur les marguilleries du val de Senones, et surtout ce qui doit appartenir aux dtes marguilleries, soit en offrandes, en aumônes, où en menües dixmes, où autres émolumens, comme aussi sur les cens et autres biens de l’Abbaye de Senones aud. val. Il y a toute apparence que ce curé auoit donné où prété pareille somme à l’Abbaye de Senones, pour laquelle on lui auoit cédé toutes les choses qu’il rend ici pour son anniversaire.
En 1333. l’Abbé Bencelin achepta, où plutôt rachepta d’une nommée Gunisse du Pui une maison nommée la haute maison , qui relevoit de l’Abbaye de Senones, il la rachepta, dis-je, moiennant la somme de 30lt. de petits tournois et de huit quartes de seigle. L’année suivante Henchelin de Morhenges chevalier, lui donna une reconnoissance, que tout ce qu’il auoit au lieu de Juvelize, devoit retourner après son décés et celui de son épouse, à l’Abbaye de Senones.
Et en 1335. Bertrand voué de Baccarat Ecuyer ayant élu sa sépulture au prieuré de Deneuvres, donna à l’Eglise de Senones par son testament le moulin et l’étang de Humbépaire, à charge de dire par semaine deux messes, l’une de Requiem et l’autre du S1 Esprit. Item il donne à la chapelle de Ste. Catherine, qui étoit auprès dud. prieuré de Deneuvres (a) pour y entretenir une lampe, la part qu’il auoit aux dixmes de Nossoncourt, et la part qui lui appartenoit dans le moulin de Bertrichamp, le tout à charge de deux messes par semaine. Cette donation fut contestée par
(I) On sait qu’en terme de féodalité, un franc-alleu était un fonds de terre exempt de droits seigneuriaux.
— ni —
le fils dud. Bertrand et on en vint à un accommodement en 1336. par la médiation de Jacques dit Doré, voué de Bacarat, frere dud. Bertrand, en cette maniéré, que l’Abbé et les Religieux de Senones jouiront de la part que Bertrand auoit au moulin de Bertrichamp, à charge d’entretenir la lampe de la chapelle de Ste. Catherine ; mais pour tout le reste, lesd. Abbé et Beligieux le laissent aud. héritier, moiennant une somme de dix livres de bons petits tournois de rente, à prendre sur différens héritages assignés par Jacques dit Doré, frère du testateur; moyennant quoy les Religieux demeurent chargés de la fondation des deux messes dont on a parlé.
Les habitans du village de S1. Benoit proche Remberviller, ayant intenté procès aux Abbés et Religieux de Senones, pour la réparation de la toiture de leur Eglise qui auoit été brûlée pendant la guerre d’entre l’Eveque de Metz et le Seigneur de Blamont, prétendant que comme gros décimateurs du dit lieu ils étoient attenus à cette réparation ; et les Abbés et Religieux au contraire s’en deffendant, sur ce que cette Eglise n’étoit qu’une simple chapelle et non une mère Eglise, les Arbitres choisis et agrées de part et d’autre, déclarèrent que l’Abbaye de Senones n’étoit tenue à rien à cet égard et que les habitans de S1. Benoit étoient mal fondés en leur demande.
Briet, Prévôt de Remberviller et Odile sa femme, ayant résolu de fonder dans l’Eglise paroissiale de Remberviller une chapelle en l’honneur de Dieu, de la Ste Vierge et de sainte Magdelaine, demandèrent à Bencelin Abbé de Senones qu’il lui plût en sa qualité de curé primitif de cette Eglise, permettre et agréer cette fondation. L’abbé y consentit volontiers et présenta sa requête conjointement auec Thierri curé de Remberviller, à Thomas de Bourlemont, Eveque de Toul, pour le prier d’approuver et de confirmer par son autorité d’ordinaire, la fondation et l’érection de cette chapelle. L’Eveque donna ses lettres de confirmation le Samedy d’après le Dimanche où l’on chante Laetare , c’est à dire le Samedy d’auant le Dimanche de la Passion
Vï
Chapelle de S1 Benoit proche de Eté m be rviller.
Chapelle de la Magdelaine fondée dans î’ Église de Eté m berviller.
1340. La chapelle devoit etre d’an revenu considérable, puisqu’elle étoit chargée de trois messes par semaine. Le fondateur Briet s’en réserva la nomination pendant sa vie, et après sa mort il en laissa le droit à l’Abbé. Depuis les dernieres guerres de Lorraine, le revenu de cette chapelle s’est entièrement dispersé. Elle est située prés le grand autel du coté de l’épitre dans la paroisse de Remberviller 0). L’on trouve plusieurs nominations à cette chapelle faites par les Abbéz de Senones depuis Tan 1390. jusqu’en 1604. que l’Abbé Lignarius y nomma encore.
Aujourd’hui quoiqu’on connoisse la chappelle, on ne sait ce qu’en sont devenus les fonds, et depuis assez longtems l’on n’y a pas nommé de Ghappelains, et l’on n’en acquitte plus les charges (2).
■yu L’Abbé Ancelin ou Bencelin et sa communauté en 1342.
Union de la cédèrent au chapitre de SL Georges de Nancy le droit de c e n s e patronage qui leurs appartenoit dans l’eglise d’Antlup, se d’Antiup Servant les dixmes grosses et menues et tous les autres de s.Geor- droits, revenus, emolumens, cens et corvées qui appartegedeMan- noient à leur Abbaye dans le village d’Antlup, et dans ses cy. as 4a. dépendances, priant Thomas Eveque de Toul d’agréer et approuver cet abandonnent1 2., ce qu’il fit le Jeudy d’après la conversion de S. Paul, au mois de Janvier 1342.
Et en 1345. le même Evêque unit et incorpora l’Eglise paroissiale d’Antlup au chapitre de SL Georges de Nancy, pour jouir à perpétuité de ses revenus, en payant toutefois au Vicaire qui y seroit établi, le tiers du revenu de la Cure pour sa portion congrue. Enfin en 1506. le Pape Jules III. à la prière du Prévost et des Chanoines de SL Georges et du Duc René IL unit de nouveau et incorpora la même Eglise paroissiale aud. Chapitre.
Cette union n’empéche pas que l’Abbé de Senones ne
(1) Cette phrase est e'crite par D. Calmet en surcharge d’une ligne où il étdt dit. que le lieu ou était la chapelle est inconnu ; mais I). Calmet a biffé ces mots et leur a substitué ceux dont je viens de parler.
(2) Cet alinéa comprend le texte d’une note écrite par D. Calmet sur unç feuille volante fixée en marge de la p. 198 bis du mss.
jouisse encor aujourd’huy des offrandes de Pâques, tanta Antlup qu’à Vitrimont. Et en 1578. on trouve un départ de Cour qui le maintient en possession de percevoir les Novales en qualité de Curé primitif à Antlup et à Hudiviller.
Nous voions quelle étoit en 1345. la maniéré dont on traitoit les Religieux de Senones dans un traité d'un nommé Viriat dud. Senones, lequel cède à l’Abbaye tous ses biens meubles et immeubles et en outre une somme de 60lt. Strasburgis à condition qu’on lui fourniroit chaque jour le vin, le pain blanc, le potage, la pitance et le général, de même qu'on le sert chaque jour à un Religieux de l'Abbaye; en outre qu’on lui fournira chaque année la cotte et le corset pour son habillement, tel qu’ils le donnent à leurs domestiques. Et quand il sera malade où infirme, en sorte qu'il ne puisse plus sortir du logis, on lui fournira une chambre et une pinte de vin, mesure de Senones par jour, et à son valet de même une chambre et quatre pains bis par semaine. De plus il donne à l’abbaye six bichets de fèves de cens par an, et déclare que quand il plaira à l’Abbé ou au Cellerier de le faire manger à sa table, il ne tirera rien du couvent. Ce traité fut scellé par Jean Abbé de Moyenmoutier, et par Jean Doyen de la Chrétienneté de Deneuvres, le Dimanche d’après la fête de tous les Ss. 1345.
L'Abbé Dencelin en 1347. fit reconnoitre et renouveller tous les droits qui lui appartiennent dans la seigneurie de Eure, en une espece de plaids annaux qu’il y tint, en présence des habitans dud. lieu et d’un Nottaire Impérial de la ville de Metz, et de plusieurs autres témoins. 1° Il fut dit et reconnu que l’Abbé de Senones est seigneur Haut justicier, moien et bas de la ville de Dures, sans part d'autruy. Qu’il a droit de faire le maire et la justice quand il lui plait. 2° S’il arrive que l’on arrête à Eure quelqu’un pour meurtre, larcin ou autre malfait, le criminel est amené à Dures, où l’on lui fait son procès, puis on le livre a l’avoué pour en faire faire justice. 3° Toutes les amendes sont à l’Abbé de Senones seul, excepté celles où l’avoüé est appellé, dans lesquelles il a le tiers. Celui qui déclineroit la justice de
Viriat de Senones cède à l’Abb a i e ce qu’il auoit moiennant une pre bende de pain, de vin, etc., qu’on lui donne.
Droits de l’Abbé de Senone s en la Seigneurie de Bure.
Justice criminelle.
Plaids annaux.
Q uartiers que 1’ on tire des habitans de Bures.
Corvées.
Droits du voué.
l’Abbé seroit condamné à cinq sols d’amendes et à retourner à son tribunal pour y contester; et si la justice de Bures ne peut décider la difficulté, on a recours à Vie, pour auoir droit. 4° L’Abbé peut faire tenir des Plaids annaux 3 fois l'année, la lre à l'Epiphanie, la 2e au mois de May, et la 3e à la S1. Martin ; mais il peut les auancer où les différer, où même les omettre entièrement et doit le diner à ses officiers, le jour des plaids annaux.
5° L’Abbé et le Couvent de Senones tirent deux quartiers et demi à Bures. Chaque habitant doit à la mi-may deux deniers et maille ; à la Sf Remi autant, et au jour de SL Martin où dans l’octave 8. bichets de bled moitangé. Item le jour de Sf Etienne, 4. pains chacun d’un denier et outre cela 4. deniers. Des 4. pains l'Abbé en prend moitié et l'avoué l’autre moitié, et des 4. deniers, l'avoué en a le tiers ; et le lendemain de Sf Etienne chaque quartier doit à l’avoué deux bichets rez d’avoine où l'Abbé ne prend rien. De plus il y a à Bures 22. meiz et demi (c'est des jardins) chacun desquels doit à l’Abbé 4. chapons et 3. deniers desquels l'avoué tire le tiers.
6° Chaque laboureur doit trois corvées à l’Abbé aux trois saisons , savoir au waïn , au somars et au tramoix, c’est a dire, au mois de Mars pour les orges et avoines, dit ici tramois ; au tems des semailles du froment, où wain ; et au tems des somars , lorsqu’on prépare les terres pour les semailles du froment ; et l’Abbé leur doit à chaque jour un pain et le fourniment. Le titre n’explique pas ce dernier terme ; il dit seulement que les trois pains doivent faire le vaxel , et qu’à la corvée du somars, on ne donne que le fourniment. Ils doivent aussi les autres corvées de la faucille et du sarclage, et celui qui n’y viendrait pas y étant appelé, l’Echevin prend un gage dans la maison du délinquant et le vend pour louer un autre ouvrier en sa place. Ils doivent aussi la corvée pour le foin du Breüil de Bencien. Le char de l’Abbé en doit tirer la lre voiture, les habitans mènent le reste.
7° L’Abbé doit fournir les bétes mâles à Bures, et quand
lui ou ses gens viennent à Bures, on leur doit fournir des lits. L’avoué a aussi certaines corvées à Bures, lesquelles doivent être commandées par le sergent de l’avoué ; mais il ne peut prendre à celui qui n’y viendrait pas, que la moitié de la journée d’un ouvrier. Item chaque béte tirante doit a l’avoué dix deniers payables en deux termes, à la Sh Remi et aux bures (•). Chaque vache doit G. deniers, un jeune boeuf un denier, une genisse un denier, etc. Chaque habitant doit à l’avoué à la S1. Remi un poulet et un denier.
(i) Le mot de bure vient du latin uro , £wro, je brûle. Dans les Vosges, la danse conserva longtemps le caractère sacré qu’elle avait au temps des Gaulois. Les garçons et les filles se réunissaient, au sortir de l’église, et dansaient le Dimanche de Quadragésime après les vêpres : les endroits consacrés à cet usage s’appelaient la Bure. On se partageait en chœurs, l’un composé de garçons, l’autre de filles, et l’on se donnait la main pour danser en rond, en chantant à trois reprises: qui marierons-nous ? Le chœur des filles nommait une des leurs, qui quittait la chaîne pour se placer au milieu du rond et attendre l’amant qui allait lui être désigné; puis, les deux chœurs continuaient à tourner et à chanter et la jeune fille placée seule au centre disait en refrain : j’aimerai qui m’aimera. La compagnie répétait la première question pour le choix d’un amant, le chœur des garçons l’indiquait et l’élu allait rejoindre la jeune fille précédemment désignée. Une fois le couple formé, les deux chœurs chantaient et faisaient trois tours en dansant autour de lui, en lui commandant de s’embrasser à chaque tour. Les deux jeunes gens rentraient dans la chaîne et restaient ensemble et on continuait jusqu’à ce qu’il n’y avait plus personne à unir. On appelait ce premier jeu, donner les faschenottes. Les jeunes filles quittaient alors un moment leurs cavaliers pour allumer, avec les brandons apportés de l’église, les bures autour desquelles on recommençait à danser le rondeau jusqu’à l’extinction des feux. Puis chaque couple s’emparait d’un tison et se dirigeait vers la maison de la fille, accompagné des parents qui avaient assisté à cette innocente récréation, de laquelle naissaient presque tous les mariages de l’année.
Cet usage remonte au culte de Diane ou de la lune et tend à disparaître complètement depuis que les familles de la campagne, moins isolées, moins disséminées, ont d’autres occasions de se connaître et de se rapprocher.
Les étymologistes font venir le nom de faschenottes , donné à la danse des bures, du latin f ascinatio , charme, enchantement, et ils trouvent la justification de ce nom dans tout ce que ce jeu contient d’emblématique : le nombre 5, les trois tours de danse, nombre considéré comme sacré et parfait par tous les peuples anciens ; les mouvements circulaires, les ronds, employés toujours en magie; enfin la présence du feu. tout cela démontre l’antique origine et la justesse du nom de ce jeu, que nous regrettons de voir disparaître peu à peu de nos montagnes et remplacer par les distractions du cabaret et des jeux d’argent.
M a z u r e , Chasse, Esseins d'abeilles.
Hachapt des revenus du prieuré de Eéomont.
Fief de Vi-
gn e u 1 e s laissé à Jean de Toul.
8° S’il se trouvoit une mazure à Bures, et que quelqu’un la demandât pour en faire une maison où un jardin, si le propriétaire n’y faisoit pas travailler dans Tannée pour la somme de 20. sols messins, il en seroit pour une pareille amende envers l’Abbé, et perderoit sa mazure qui seroit confisquée au profit du Seigneur.
Les bétes sauvages que l’on tire dans les bois où dans la campagne, doivent être amenées à Bures à la Cour de l’Abbé qui en fait sa volonté. Si l’on trouve un essain de mouches à miel, l’Abbé en a moitié et celui qui l’aura trouvé l’autre moitié.
Tels étoient les droits de l’Abbé de Senones dans la Seigneurie de Bures en 1347.
Un nommé F. Nicole Foucerot, Prieur de Léomont auoit vendu où affermé à vie à Henchelos de Morhenges Chevalier, tout le Prieuré de Léomont auec ses revenus, pour en jouir tant en son nom qu’au nom de ses deux fils Jean et Henri. L’Abbé Bencelin après la mort dud. Henchelos de Morhenges, retira led. Prieuré des mains de Jean et Henri ses fils, qui renoncèrent au traité passé à leur profit et à celuy de leur père, promettant de ne s’en prévaloir jamais, et prièrent Jean comte de Salm, de mettre son sceau auec le leur à l’acte de renonciation où de rescision du contrat. Les lettres sont du Lundy après la fête Sh Martin 1348.
La même année l’Abbé Bencelin et le couvent de Senones, laissèrent à titre de cens et d’homage à Jean de Toul Ecuier et à demoiselle Alienor sa femme, tout ce que l’Abbaye auoit et pouvoit avoir dans le lieu de Vigneules prés Rosières, et au ban, scavoir la maison, la chapelle et ses appartenances, la corvée derrière la maison, qui contient douze jours de terre, en outre environ 80. jours en d’autres endroits et plus de 33. fauchées de preys, sans compter les redevances en argent, en froment et en avoine, le tout laissé aud. Jean de Toul, moiennant la somme de cent sols de petits tournois à payer chacun an aud. Abbé et couvent au jour de la Toussaint où dans le mois, et s’ils y manquoient led. cens doubleroit ; et s’ils refusoient où négligeoient de
reprendre en fief et en hommage, de main où de bouche, lesd. héritages, l’Abbé et les Religieux de Senones pouroient les reprendre et se les approprier jusqu’à ce qu’on eut satisfait aux charges du fief. Le traité fut passé au mois d’Octobre 1348. et scellé du sceau du Duc de Lorraine en sa cour de Lunéville, et de celui de Jean de Toul.
Ce seigneur étoit fils du Prince Jean de Toul, fils du Duc Ferri III. Il auoit pour frères Thiébaut et Pétreman, nommés dans le titre dont nous venons de donner l’extrait. Il y a beaucoup d’apparence que c’est lui même qui est nommé ci-devant Jean de Nanci et Jean de Neuviller. Voiés ci deuant sous les années 1269. et 1286. Il est remarquable que ni lui, ni Henri le Lombard ne prennent jamais le surnom de Lorraine , quoyque fils immédiats de nos Ducs.
L’Abbé Bencelin peu de tems auant sa mort, achepta le moulin d’Outray de Ferri de Badonviller, fils de Ferri d’Outray, moiennant la quantité de huit bichets de seigle et de 4. d’avoine, à payer annuellement au jour de Sb Remi, et à prendre sur les dixmes de la ville de Senones. La lettre d’achapt est dattée du 9e. Septembre 1349. et scellée de Jean Abbé de Moyenmoutier, et de Jean Doyen de la Chretienneté de Deneuvres.
Depuis ce tems on ne rencontre plus aucun monument de l’Abbé Bencelin IL Le Nécrologe ne marque pas même le jour de sa mort; mais on scait certainement que Rennerus son successeur étoit Abbé depuis fort peu de tems, le 28. Avril 1352. On peut compter Bencelin parmi les meilleurs Abbés de Senones. Il y a fait de grands biens et en a bien soutenu les droits. Si l’on trouve sous son régne des ascensemens, des accompagnemens et des transactions désavantageuses, il en faut accuser l’iniquité des tems et les fâcheuses circonstances .
Acquest du moulin d’O ut ray par l’Abbé Bencelin. 1349.