Les bréviaires et autres livres litur
abbé en 1733, son nom fut inséré officiellement au martyrologe romain , et un décret de la congrégation des Rites, rendu à la demande de Philippe Vetde l'ordre de Saint-Benoit, étendit de nouveau sa fêle à tous les domaines du royaume d'Espagne.
Dès l'année 1085, des églises et des monastères s'élevèrent en l'Iion-
giques du XI1« au XVI^ siècle que nous avons pu consulter aux archives des cathédrales de Tolède, de Burgos, de Ségovie, de Palencia, de Calahorra, d'Osnia et de Séville (voj'. aussi à la Bibliothèque nationale de Paris, fonds latin, manuscrit numéro 13234, fol. 341 verso) renferment presque tous l'office de saint Dominique de Silos. 11 doit vraisemblablement en être de même pour la liturgie des autres diocèses de TEspagne. — Un martyrologe de Burgos [Arch. de la cathédrale, tiroir IX, vol. 73, fol. 133 vo), qui semble de la fin du Xll« siècle ou du commencement du XIII% mais qui reproduit un manuscrit plus ancien (voy. Martinez y Sanz, Historia del templo catedral de Burgos, 1866, p. 302), contient l'éloge suivant du saint abbé : « XIII kal. ianuarii, in Ilyspaniis, natalis sancti ac beatissimi Dominici confessons, per quem omnipotens Deus mirifica et admiranda cothidie operatur. •■ Un peu plus loin (fol. 162 v"), dans une chronique très abrégée : « Era M:i CXI obiit sanctus Dom:nicus de Silos. » (Parmi les manuscrits de la même église, nous pouvons signaler un sacramentaire du Xll° siècle qui provient probablement de Silos. On y lit, à la fête de saint Domique : «... bealissiiui Douiinici, cuius sacratissimum corpus pio amore complectimur ».) Plusieurs bréviaires de Tolède (XIIl" et XIV" s.) portent la formule suivante : « In natale sancti Domiuici abbatis IX facimus lectiones cum IIII capis. Omnia sicut unius abbatis precipui, prêter oralioucm cl lectiones. » Un lectionnaire romain d'Osma, du commencement du Xll" siècle, renferme déjà la fête du saint. — Cette fête fut chômée dans le diocèse de Burgos jus(|u'en 1443, éi)0([uc où l'évêque Alonso de Carthagèue la supprima ccunme telle, ainsi que plusieurs autres poleunités. II ordonne toutefois à ses curés '< conseien ;i los pueblos que las guarden. si bucnamente lo puedeu fa/cr,
0 a lo menos que oyan la missa mayor en aquellos dias, exhortando e diziendogelo por manera de conseio... » D. Juau Cabeza de Vaca, dans son synode du 13 septembre 1411, tout en déclarant non obligatoires un certain nombre de fêtes, avait maintenu expressément comme de précepte celle de saint Dominique de Silos : « Como las ociosidades e vagares engendren muchedumbre de pecados e seau otrosi ocasiou de contienda e errores, lo quai suele por la mayor parte acaescer los dias de las fiestas, esto por se delectar las gentes en solazes aquellos dias mas de quanto deven ; por evitar taies peligros, quisiessenios acortar la muchedumbre de fiestas.... Por ende, fazemos deyuso escrevir las fiestas que se han de guardar necessariamente, e los que las menospreciaren de guardar seau apremiados por su cura. Es a saber la fiesta de la Circuncission.... la fiesta de santo Domingo de Silos... >' {Copilacion de lodas las constlluciones del ohispado de Burgos antlguas y nuevas, fecha por mandado del mwj reverendo e manifico seîlor el senor don fraij Pasciial, ohispo de Burgos. » Imprimé vers 1508, f»* XVIII-XIX et LV v», Arch. di' la cathédrale de Burgos, Libro 33, Sinodos y consitucionvs.) — Au XYI« siècle, la Congrégation bénédictine d'Espagne célébrait la fête de saint Dominique de Silos comme solennité de seconde classe avec octave. " Die XX décembr., Domiuici abbatis, II, in cappis. » Oraison : <> Excita Domine in ecclesia tua spiritum... ». Les leçons du I*"' et du II" nocturne (leçons I-VIII) renfermaient un abrégé très succint de la vie du saint abbé. « Die XXVII décembr. S. Joannis Octav. S. Dominici commemoratio. i> (Breviarium mouasticum secundum consuetudinem ordinis sancti Benedicti de observantia, congregationis cœnobii Sancti Benedicti Yallisoletaui. Ex decreto capKuli generalisanni iMDXXXVlII.
Excussum apud insigne Sanctorum Mar-