I. Archives de la ville de Sé:{anne
242 HISTOIRE DE I. ABBAYI': ItU liRlCOT
avec les cinq religieuses et une sœur converse qui persistent à n'en vouloir pas sortir.
« Le comité ecclésiastique, à qui ce mémoire a été renvoyé, a pris cette demande en considération et nous mande, par l'organe de son président, que des principes d'humanité, fondés sur l'esprit des décrets, exigent que Madame de Blacons ait la faculté de rester dans sa maison avec les religieuses qui consentent à continuer la vie commune, et qu'il y a lieu de ne pas user de rigueur envers une ancienne abbessc à qui son âge permet de revenir contre une déclaration que des circonstances particulières lui ont dictée.
« Nous faisons part de cette décision au directoire du district de Sézanne, en le priant d'en assurer l'exécution jusqu'à ce que l'Assemblée nationale ait déterminé, par un décret, la translation des religieuses qui ne seroient pas en nombre suffisant pour vivre en communauté.
« Le directoire et procureur général sindic du département de la Marne : Jeannel, M. Glaiet, A.- L. Grojean, Vallin '. »
Nous ne trouvons plus rien ensuite qui concerne les religieuses du Bricot, jusqu'au moment de leur dispersion, à un peu plus d'un an de là. Le 10 juin 1792, à l'assemblée du conseil municipal de Sézanne, le procureur de la commune déposa sur le bureau un arrêté du directoire du département