‹ Histoire de l'Abbaye du Bricot en Brie (XIIe siècle-1792) [microform]Chapitre 67 sur 194 · Archive. 1 ! departementales de VAube, G · texte numérisé non relu

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execute, du moins autant que le temps, le lieu et les commodite^ lid auroient permis, et ce tant par son propre travail, soin et Industrie qu'a 1'ayde et assistance de quelques anciennes pieuses religieuses qu'elle auroit a cest effect faict venir des autres abbayes du meme ordre, usant de leur conseil au gouvernement de la dicte abbaye , et tout particulierement de soeur Marguerite Des Massues '. Cette'derniere approchait de la quarantaine; ily avait vingt-deux ans qu'elle avait pris le voile. G'etait une religieuse zelee, d'une piete profonde, d'un esprit sage et prevoyant. On la jugeait digne de grandes charges, si elle y etait appelee 2 . Non seulement elle avait, pour une large part, contribue au relevement rapide de la communaute du Bricot, mais en meme temps elle avait su s'y concilier 1'ardente sympathie de toutes ses compagnes. Cependant elle ne pouvait prolonger indefiniment son sejour au milieu d'elles. L'indult du pape qui 1'avait autorisee a quitter son monastere pour le Bricot avait restreint cette faveur a un temps limite. La superieure du Paraclet ne permit point que le delai fut depasse. Le 17 aout 1628, nonobstant toutes les prieres et remonstrances qui lui furent faictes de la part de ladicte dame abbesse du Bricot et de ses religieuses , elle revendiqua soeur Marguerite Des Massues comme sienne, et, usant de son

1. Archives departementales de la Marne, serie H, fonds de I'abbaye de Notre-Dame du Bricot, carton III, liasse 12.

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