CHAPITRE XIII
Le roi d'Angleterre , à son retour, prie l'abbé de Rancé de lui adresser quelques Instructions écrites de sa main, et propres à l'édifier et à le consoler; ce qu'on en pense dans le monde; lettre au maréchal de Bellefonds (1690).
Il n'était pas rare, dans les beaux siècles de l'Église, de voir les grands de la terre venir dans les monastères pour y prier et s'y édifier. Quelques-uns s'y enfermaient pour toujours, afin d'y pleurer le malheur qu'ils avaient eu de commander aux hommes.' D'autres, qui n'avaient pas ce courage, voulaient au moins qu'il leur fût donné de mourir et d'être ensevelis dans le froc du pauvre moine. Si quelque prince, à cette époque, avait besoin des hautes et consolantes leçons du cloître, c'était, sans contredit, l'infortuné Jacques II. Il semblait que la place de ce roi malheureux était, comme nous l'avons dit, le désert de la Trappe. Cependant, son court pèlerinage fut, de la part de plusieurs, l'objet de