‹ Histoire de l'abbé de Rancé et de sa réformeChapitre 195 sur 445 · LIVRE IX, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE IX, CHAPITRE VII

exprima combien elle aurait désiré que le Père Mabillon fût venu et eût suspendu sa réponse. Le Père Lami lui dit que cette réponse ne gâterait rien, que l'on n'y traiterait que simplement la chose en litige, sans reproche ni récrimination. « Et, en effet, continua-t-il , en se tournant vers l'abbé de Rancé , n'y aurait-il pas un moyen d'agiter cette question d'une manière purement spéculative , sans entrer dans les mœurs les uns des autres et comme si nous n'y avions tous nul intérêt? » L'abbé de Rancé dit que cela se pourrait fort bien , et témoigna approuver cette idée. Ensuite on se sépara avec les mêmes compliments de part et d'autre qui s'étaient faits au commencement (1).

De nos Jours on s'est pris d'admiration pour le siècle de Louis XIV : on en a mis en relief les plus petites particularités ; une conférence sur les études monastiques, à la Trappe, entre deux religieux représentant l'Ordre de Saint-Benoit, sous la présidence de la duchesse de Guise, la fille du frère de Louis XIII, la cousine du roi , n'est certainement pas l'une des scènes les moins curieuses de ce grand siècle.

Page 1