LIVRE IX, CHAPITRE XVII
Aucun livre ne se refuse plus que celui de l'abbé Thiers, à toute espèce d'analyse, par le défaut de suite, de lien et d'ensemble. En lisant ces pages inconnues, on regrette qu'une érudition aussi vaste et aussi variée n'ait pas été distribuée avec plus d'ordre et d'économie ; qu'un talent aussi éminent n'ait pas été accompagné de plus de jugement et de modération, qu'un esprit si riche et si cultivé ait si souvent glissé dans la satire et le sarcasme, et qu'une imagination si brillante se soit trop souvent souillée de bile et de fiel.