‹ Histoire de l'abbé de Rancé et de sa réformeChapitre 239 sur 445 · LIVRE IX, CHAPITRE XVI II · texte numérisé non relu

LIVRE IX, CHAPITRE XVI II

pouvait former, qu'elle demeurait sans réplique. Cependant, comme il lui est venu de nouvelles réflexions, par le moyen desquelles il prétend soutenir les opinions qu'il avait avancées, et qu'il les expose d'une manière si supérieure et si apparente , qu'il est malaisé qu'il ne se rencontre des gens qui entrent dans ses pensées et qui ne s'y laissent surprendre; j'ai cru, mes Frères, qu'il était à propos de prendre quelque conduite, afin que vous ne fussiez pas de ce nombre.

« Je vous avoue que ce serait une chose bien fâcheuse, et pour vous et pour moi, si, vous ayant élevés dans la connaissance de votre état, et si, ayant établi sur des principes constants tout ce que je vous ai dit de la vérité et de la dignité de votre profession, il arrivait jamais que vous prissiez des sentiments contraires à ceux que vous devez avoir. J'espère que Dieu vous préservera de ce malheur, et qu'il ne permettra pas que l'œuvre qu'il a commencée, en vous donnant de l'amour pour la sainteté de votre état, se détruise et se dissipe par la facilité que vous auriez à écouter des pensées nouvelles, et à suivre des voies qu'il ne vous aurait pas tracées. »

Il reprend ensuite la polémique au point où il l'a laissée; il la résume pour en rafraîchir la mémoire. Pour l'ordre de la discussion , il s'attache au plan de l'ouvrage de son adversaire, il le suit pas à pas. Il cite le passage et la page du livre des Réflexions, et il y répond ; en voici un exemple :

Réflexions, p. S.

« Le Révérend Père Mabillon dit que nous convenons en plusieurs choses dans le fond, et qu'on s'étonnera peut-être de voir naître une dispute si sérieuse d'une différence si légère. »

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