LIVRE XI, CHAPITRE V
année; M. de Tillemont Yint voir son frère à la fin de l'été. Cette lettre, qu'il n'écrivit que quelque temps après son retour, ne dut pas être remise à l'abbé de Rancé avant le mois de décembre. Après l'avoir lue, ce dernier fut convaincu plus que jamais que les Jansénistes ne s'appuyaient que sur la duplicité et le mensonge, qu'il avait eu raison de ne pas voir M. de Beaupuis, et qu'il eût bien fait d'agir de même envers tous ceux de ce parti qui étaient venus le visiter. Il est difficile de croire que cette lettre soit entièrement de M. de Tillemont, lui, ordinairement si doux, si modeste, si timide, que Bossuet lui reprochait d'être trop aux genoux de ses adversaires. Outre la morgue et le pédantisme qui sont le cachet ordinaire de la secte, il y a dans cette pièce quelque chose de dur, de louche et d'hypocrite, avec des traits mordants qui rappellent le P. Quesnel. -