‹ Histoire de l'abbé de Rancé et de sa réformeChapitre 351 sur 445 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Les deux lettres écrites par l'abbé de Rancé à Bossuet, sur les affaires du Quiétisme , deviennent publiques; orages qu'elles soulèvent (1697).

« Il faut, dit M. de Bausset, rendre justice à l'abbé de Rancé : en s'exprimant avec tant de sévérité et en des termes si durs contre le livre des Maximes, il croyait parler confidentiellement à Bossuet seul, et il était bien éloigné de penser que ce qu'il écrivait dût être connu du public. Renfermé dans sa profonde solitude, il ignorait sans doute le caractère de vivacité que prenaient de jour en jour les discussions occasionnées par la publication de ce livre, entre les deux plus grands prélats de l'Église de France ; » mais l'importance qu'avait par lui-même son suffrage, engagea Bossuet à montrer à Mme de Maintenon ces lettres où l'on remarquait, surtout dans la seconde, quelques expressions d'une force terrible et effrayante (3). Mme de Maintenon qui ne cherchait qu'à accabler Fénelon de toutes les autorités possibles, voulut absolument qu'on les imprimât. Elles furent en effet imprimées au commencement de juin et répandues dans le monde avec profusion (4).

(1) Gonôd, Lett. de V abbé de Rancé, p. 216.

(2) Ezech , 1, 12.

(3) Saint-Simon, Mémoires, t. II, p. 143.

(4) Bausset, Hist. de Fénelon, t. II, p. 70 et suiv.

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