LIVRE VII, CHAPITRE XI
Dans cette oraison funèbre, tout est simple, mais tout est grand, tout est saisissant; ces paroles sont comme des retentissements de la tombe, des arrière-échos de l'éternité. En les entendant, on est ému, on frissonne, il semble qu'on sente passer sur son front le souffle de la mort qui a emporté une sainte âme dans le Ciel. L'abbé de Rancé était véritablement éloquent quand, avec ses soixante ans, ses cheveux blanchis, ses cruelles et persistantes infirmités qui effrayaient tous ceux qui l'aimaient, il étendait sa main décharnée, et d'une voix brisée, montrait à côté d'une fosse ouverte, l'endroit où il faudrait demain creuser la sienne !