‹ Histoire de l'Académie française (volume 3)Chapitre 32 sur 89 · DE VAUGELAS · texte numérisé non relu

DE VAUGELAS

Claude Favre, sieur de 'Vaugelas, baron de Péroges, étoit deChambéry ^, et fds de l'illustre président Favre \

1 II falloit dire : de l'autorité des Rois. On doit toujours, ce nie semble, représenter les titres comme ils sont, (o.)

2 On vient de trouver l'acte de naissance de Vaugelas dans les registres de la paroisse de Meximieux, où il est né le 6 janvier 1385.

3 Antoine Favre, premier président du sénat de Cliambéry. Il est auteur, non-seulement du Code appelé communément le Code

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auteur du volume que nous appelons Code Fabrien, et qui est de grand usage en notre pays de droit écrit. Il étoit sixième cadet', et n'eut en partage que cette baronie de Péroges-, qui étoit en Bresse et de peu de conséquence, avec une pension mal payée de deux mille livres, qu'Henri IV avoit accordée à leur père et aux siens, pour les services qu'il avoit rendus à lEtat au mariage de madame de Savoie \ Ce fut cette pension

Fabrien, mais de plusieurs autres ouvrages, dont le Recueil fait dix volumes in-folio. — Prononcez Fa-vrc, et non pas Fmi-re. (o.) — Guichenon {Histoire de Bresse, 3" part., p. 162) le nomme : Antoine Favre, chevalier, baron de Péroges et de Domessin, seigneur des Charmettes, de Félicia et d'Aiguehellelte, conseiller d'État de Son Altesse de Savoie et premier président en son sénat de Savoie. Né en lSo7, mort en 1624, le président Favre avoit eu de son mariage avec Benoîte Favre, dame de Vaugelas, René, seigneur de Valhonne; Claude, seigneur de Vaugelas; Antoine, qui fut aumônier de Madame royale de Savoie; Philibert, baron de Domessin; Jean-Claude, seigneur des Charmettes; Jacqueline Favre, religieuse.

1 On verra dans la note suivante (n°5) que M. de Vaugelas étoit sûrement le second des fils du président Favre; et il n'étoit point né à Chambéry, mais en Bresse, comme je l'ai appris de gens bien informés, (o.)

2 D'après Guichenon (II, 88), Vaugelas auroit « porté longtemps la qualité de baron de Péroges; il l'aliéna ensuite en faveur d'Alexandre de Falaise, conseiller du Roi et lieutenant criminel au presidial de Bourg, des héritiers duquel ledit seigneur de Vaugelas l'a retiré et en est mort seigneur. »

3 Christine de Fr:iuie, lille d'Henri IV, mariée à Viclor-Amédée, duc de Savoie, le il janvier 1619. Par conséquent, la pension dont il s'agit ici ne sauroit avoir été accordée par Henri IV, mort en 1610. Le testament même du président Favre, en date du Ib février 1621, va nous donner des éclaircissements nécessaires.

230 DES ACADÉMICIENS EN PARTICULIER, que le Cardinal lui fit rétablir, quand il s'engagea au travail du Dictionnaire. Il vint à la Cour fort jeune, et y passa tout le reste de sa vie. Il fut gentilhomme ordinaire, et depuis chambellan de M. le duc d'Orléans', qu'il suivit constamment en toutes ses retraites hors du royaume. Il fut aussi sur la fin de ses jours gouverneur des enfants du prince Thomas ^ Mais bien qu'il ne négligeât rien de ce qui pouvoit servir à sa fortune, qu'il fût en estime et en réputation à la Cour, et qu'il ne fût

On y verra de plus que cette pension avoit été mise sur la tête, non pas du Président et de ses enfants indistinctement, mais de M. de Vaugelas lui seul.

Après avoir dit qu'il lègue à « Claude son second fils, » dit de Vaugelas, sa baronnie de Péroges, qui n'étoit pas de même valeur que les biens légués à ses autres fils, il rend raison pourquoi il ne lui donnoit pas autant qu'aux autres : « Pour la pension, dit-il, « de deux mille livres que je lui fis obtenir de la libéralité du « Roi Très-Chrétien, au voyage que je fis à Paris en 1619, à la « suite de M. le Sérénissime Prince-Cardinal de Savoie, et par « la seule entremise des faveurs d'icelui et de celle de M. le Séré- « nissime Prince de Piémont, qui daigna aussi s'y employer et se « trouva en même t^j«Sà Paris pour le fait de son très-heureux « mariage, etc. » (o.)

' Les chambellans chez Monsieur avaient 2,000 livres de gages. — Le Rectieil de Farel contient plusieurs lettres de Faret à Vaugelas, t. H, pp. 90, 94 et 98. La dernière, datée de Nantes, le 50 août 1626, apprend à Vaugelas que Monsieur l'a nommé gentilhomme ordinaire de sa maison.

* Thomas de Savoie, premier prince de Carignan, frère de Victor-Amédéequi épousa la fille deHenri IV, Christine deFrance; de Marie de Bourbon, fille de Charles, comte de Soissons, il eut sept enfants, dont deux sont bien connus : Emmanuel-Philihert- Amédée, prince de Carignan, et Eugène-Maurice, comte de Soissons, qui épousa Olympe Mancini.

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