‹ Histoire de l'Académie française (volume 3)Chapitre 46 sur 89 · III · texte numérisé non relu

III

COMPLIMENT POUR L'ACADÉxMIE FRANÇOISE

A MONSEIGNEUR LE CHANCELIER- Lonque les sceaux lui furent rendus, prononcé le 6 janvier 16ii6.

Monseigneur,

L'Académie est trop sensible à toutes vos grâces pour ne Tètre point à vos prospérités. Le respect que nous avons pour Votre Grandeur ne peut à la vérité ni augmenter ni diminuer. En cela tous les temps nous sont égaux, car ils le sont à votre vertu j mais quant à notre satisfaction et à notre joie, nous confessons, Monseigneur, qu'elle dépend de votre fortune. Ce que le Roi vient de rendre à vos grands services, nous pensons l'avoir reçu. Votre gloire est la nôtre; si vous la regardez sans émotion, nous vous admirerons. Monseigneur, mais nous ne saurions vous imiter.

Souffrez que nous en soyons plus touchés que vous, et qu'on reconnoisse à cette marque à quel point nous sommes tous, en général et en particulier, vos trèshumbles, très-obéissants et très-fidèles serviteurs, etc.

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