‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 13 sur 95 · DES CHOSES REMARQUABLES · texte numérisé non relu

DES CHOSES REMARQUABLES

ce qui a donné occasion à ce bel endroit de la Requête des Dictionnaires :

La pauvre langue latiale Alloit être troussée en maie.

Si le bel aYocat Belot, etc.

M. Frénîcle' ayant fait imprimer des Paraphrases sur quatre psaumes chez Camusat, le chargea par une lettre de présenter un exemplaire de son livre à chacun des Académiciens; cela fut exécuté le 1^ de février 1638, et la Compagnie ordonna qu il en seroit remercié de sa part, par le même Camusat.

Le sieur de Lesfargues,Toulousain, maintenant avocat au Conseil, fit premièrement présenter à V Académie une Paraphrasedu second psaume \ par Camusat qui Tavoit imprimée, et depuis encore il fut introduit dans la Compagnie assemblée ^, pour lui présenter sa traduction des Controverses de Sénèque^ quil lui dédioit.Il en fit distribuer un exemplaire à chaque Académicien. UÉpitre liminaire fut lue en sa présence, et il en fut remercié par la bouche du Directeur. C'est pour cette raison que dans la même Requête des Dictionnaires il

est dit :

Et le Sénëque faisoit nargue

A votre candidat Lesfargue.

En Tannée 1641 ^, le Père du Rose, cordelier, prédicateur du Roi, connu pour être Tauteur de Y Honnête Femme ^ et de plusieurs autres ouvrages, après avoir

« Registres, !•' février 1638. — » Registres, 28 juin 1638. — * Registres, 31 janvier 1639. — ^ Registres, 16 novembre 1641.

ARRIVEES DANS L'ACADËMlIi;. 137

fait imprimer un Panégyrique du cardinal de Richelieu^ se présenta à l'entrée d'une des conférences de l'Académie et offrit un exemplaire de son livre à chacun de ceux qui s'y trouvèrent, dont il fut loué et remercié.

Le sieur Le Taneur ayant publié , en l'année 1650, un traité des quantités incommensurables^ avec la tradvciion du dixième livre d*Euclide^ y ajouta un fort beau discours à Messieurs de TÂcadémie françoise, sur le moyen d'expliquer les sciences en françois.

Ceux du Corps ont souvent présenté à FAcadémie leurs ouvrages avant Timpression ou après. Par exemple, je trouve que le 21 février 1639, M. Giry îui fit présenter par Camusat sa traduction des Harangues de Symmaque et de saint Ambroise sur V autel de la Vic^ ioire; de quoi Camusat eut charge de le remercier.

M. de Racan, lorsqu'il eut composé ses Odes sacrées^ qui ont été publiéesl'année dernière (1651), les envoya à TÂcadémie pour lui en demander son avis, et lui écrivit la lettre qu'il a mise au devant. L'Académie lui fit la réponse qu'il a fait imprimer au même lieu, sans lui en demander permission, ni au Secrétaire qui l'avoit écrite et qui pourtant ne fait aucun tort à l'un ni à l'autre'.

Mais de tout ce qui a été écrit bu adressé à l'Académie, il n'y a rien dont la mémoire mérite mieux d'être conservée que des lettres de M. de Boissat, Académicien, où il lui rendit un compte exact, et de ce qui lui

^ Oo trouve ces deax lettres dans le Recueil des harangues de Messieurs de V Académie , donné en 1698 par i.-B. Goignard,^ 1 vol. in-4».

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