PHILIPPE HABERT
Philippe Haberi étoit d'une famille fort ancienne dans Paris, dont il y a aujourd'hui des personnes dans les grandes charges de la robe, et qui a eu des alliances très-honorables. De cinq frères qu'ils étoient, celui-ci étoit le second, et Tabbé de Gérisy le troisième. Dès son enfance il témoigna beaucoup de génie pour les lettres; mais après qu'il eut achevé ses études, les emplois où il entra l'engagèrent insensiblement dans la profession des armes. Le dernier, dans lequel il mourut, fut celui de commissaire de l'artillerie, qui lui avoit été donné par M. de la Meilleraye, dont il étoit exlraordinairement aimé. Il se trouva aux plus remarquables occasions de ce temps-là, à la bataille d'Avein% au passage de Bray, aux sièges de la Motte, de Nancy et de Landrecies. Mais en Tannée 1637, quelques troupes de l'armée françoise ayant eu ordre d'as3iéger le château d'Emery, entre Mons et Valenciennes, comme il étoit parmi des munitions de guerre, dont il avoit la conduite, la mèche d'un soldat étant tombée dans un
^ Remportée le 28 mai 1635 sar les Espagnols par les François, que commandoient le maréchal de Brézé et le maréchal de Chastillon. — Les autres événements sont de la même époque.