‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 68 sur 95 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

M"^ DE GOURNAY, SERISAY, SILHON, BOIS-ROBERï

M^'^DEGOURNAY.

Je VOUS ai bien cherché, monsieur le Président.

SEKISAY.

Baissez-vous, Bois-Robert, et ramassez sa dent.

BOIS-BOBEHT.

C'est une grosse dent qui vous était tombée, Et qu'assez finement on vous eût dérobée (a),

SILHON.

Montaigne en perdit une âgé de soixante ans.

m"* de G0UBN4Y.

J'ai cela de commun avec les braves gens (b) ;

(a) Et qu*ua autre que moi vous auroit dérobée.

[b] J'aime à lui ressembler, même à perdre les dents. Mais apprenez de lui que par toute la Grèce r.'oloit comme un devoir d'honorer la vieillesse, Kl le vieil dge eu vous sera peu respeeté,

Mais vous avez grand tort, impudente jeunesse, De vous railler ainsi d'une docte vieillesse. Il n'en faut point mentir, en pure vérité, Vous êtes bien trigaux en la virilité; Cet âge le plus propre à Thumain exercice. Où Ton remarque en vous un badin artifice. Un stérile labeur à reformer les mots.

BOIS-BOBEBT.

Nymphe des premiers ans, sommes-nous pas bien sots? -

m'^*' de goubnav.

Vous le dites, c'est vous qui vous faites Tinjure.

SILHON.

Vous avez le parler de la sainte Écriture.

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