‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 70 sur 95 · BAUDOUIN, UN SERGENT, LE GEOLIER · texte numérisé non relu

BAUDOUIN, UN SERGENT, LE GEOLIER

BAUDOUIN

Enfin c'est aujourd'hui qu'on réforme les mots ; Nous pourrons par après prendre notre repos; Nous pourrons désormais abandonner l'étude Et bannir avec elle un peu d'inquiétude. Mais je me sens surpris ; qui me prend au collet ?

LE SERGENT

Monsieur, il faut entrer dedans le Châtelet.

BAUDOUIN

D'où me vient cet affront ?

LE SEB6ENT

Du Bray vous le fait faire.

BAUDOUIN

Du Bray, cet imprimeur, oh ! je ne me puis taire :

{n) Cette smie et la sui\aute inaiiqueut daut» réditiuii <le Ucs Maizeaux.

PltCliS JUSTIFICATIVES. i33

11 saura, l*impiident, si j'ai quelque crédit. JN'est-ce point sans aveu? Du Bray ne m'a rien dit.

LE SEBGENT.

Regardez ce papier.

Je connois biea mon signe; Mais la prise de corps me semble trop indigne.

LE SERGENT

Il est un peu fâcheux ; mais quoi If

BAUDOUIN

Quelle raison !

LE SEBGENT.

Hâtez- VOUS promptement de venir en prison.

BAUDOUIN

Sergent, je suis auteur, je fais un beau volume.

LE SEBGENT.

Auteur, je suis sergent, et je vis de la plume Comme vous, compagnon.

BAUDOUIN

Un peu différemment.

LE SEBGENT.

Entrez, monsieur Fauteur.

BAUDOUIN

Poussez moins rudement.

LE SEBGENT.

Geôlier, gardez-le bien.

LE GEÔLIEB.

J'en ferai bonne garde.

Je suis fort vigilant à ce qui me regarde.

BAUDOUIN

Monsieur.

LE SEBGbi\T.

Ah ! quel accent 1

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