BAUDOUIN, UN SERGENT, LE GEOLIER
BAUDOUIN
Enfin c'est aujourd'hui qu'on réforme les mots ; Nous pourrons par après prendre notre repos; Nous pourrons désormais abandonner l'étude Et bannir avec elle un peu d'inquiétude. Mais je me sens surpris ; qui me prend au collet ?
LE SERGENT
Monsieur, il faut entrer dedans le Châtelet.
BAUDOUIN
D'où me vient cet affront ?
LE SEB6ENT
Du Bray vous le fait faire.
BAUDOUIN
Du Bray, cet imprimeur, oh ! je ne me puis taire :
{n) Cette smie et la sui\aute inaiiqueut daut» réditiuii <le Ucs Maizeaux.
PltCliS JUSTIFICATIVES. i33
11 saura, l*impiident, si j'ai quelque crédit. JN'est-ce point sans aveu? Du Bray ne m'a rien dit.
LE SEBGENT.
Regardez ce papier.
Je connois biea mon signe; Mais la prise de corps me semble trop indigne.
LE SERGENT
Il est un peu fâcheux ; mais quoi If
BAUDOUIN
Quelle raison !
LE SEBGENT.
Hâtez- VOUS promptement de venir en prison.
BAUDOUIN
Sergent, je suis auteur, je fais un beau volume.
LE SEBGENT.
Auteur, je suis sergent, et je vis de la plume Comme vous, compagnon.
BAUDOUIN
Un peu différemment.
LE SEBGENT.
Entrez, monsieur Fauteur.
BAUDOUIN
Poussez moins rudement.
LE SEBGENT.
Geôlier, gardez-le bien.
LE GEÔLIEB.
J'en ferai bonne garde.
Je suis fort vigilant à ce qui me regarde.
BAUDOUIN
Monsieur.
LE SEBGbi\T.
Ah ! quel accent 1