‹ Histoire de l'Académie française (volume 5)Chapitre 71 sur 81 · VIII. A M. DE Balzac. — « Pour les Sentiments de · texte numérisé non relu

VIII. A M. DE Balzac. — « Pour les Sentiments de

r Académie, si vous y estimez autre chose que Texorde et la péroraison, Je n*en serai pas marri, puisqu'ils sont tous de moi, et que c'est ce qui me semble de plus solide; et, quand vous ne feriez cas que de ces deux parties, je ne laisserois pas d-en être bien aise^ puisque de celles-là même toute la contexture, toute l'idée et tout le raisonnement sont de son cru, et qu'une bonne partie des pensées et de l'expression m'appartiennent. Avec tout cela, je suis ravi qu'on l'attribue à tout le Corps ou à ces Messieurs que je vous ai nommés, pour les raisons que je crois vous avoir touchées, et qui me tiennent lieu de raison d'État. > — (21 février 1638.)

IX. A M. BoucHÂBD, à Rome. — Chapelain lui envoie, par l'entremise de l'abbé de Retz, un paquet de livres que M. de Balzac lui adresse : « Je me suis' servi de son cou-

' vert pour y mettre les Sentiments de l'Académie sur le Cid, que le monde me donne et que je n'avoue point. J'en attends votre jugement sévère et succinct. » — (25 avril 1638.)

X. A M. DB Balzac. — «Je ne sais ce qui m'a fait paroltre de mauvaise humeur pour M. de Scudéri, si ce n'est l'im port unité qu'il m'a donnée pour le sujet de mon portrait.. . Du reste, il a noblesse d'esprit, et souvent des expressions très-fortes. Dans cet Amour tyrannique, il s'est surpassé soi-même ; mais pour cela il n'a pas surpassé le Cid, quelque défectueux que nous l'ayons trouvé. » — (il septembre 1639.)

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