JEAN -BAPTISTE COLBERT
Ministre et Scfn taiiv d'I.tat, reçu à I* Académie en mars lrît'7, mort le t septembre I S 3 .
Pour ébaucher l'éloge de M. Colbert, il faudroit un jusle volume, où Ton décriroil ce qu'étoit la France avant lui, et ce qu'elle a été depuis : les finances mises
1 Voici le jugement porto sur Mézeray par Chapelain : « Mezcray. — On a vu par le corps de notre histoire, qu'on a de lui, qu'il tient bien sa place dans cette profession, et qu'il ne manque ni de diligence ni de sagacité. Son style n'est pas non plus mauvais, quoiqu'il pût rire plus naturel et plus soutenu. Il y auroil à craindre qu'à force de vouloir se montrer libre dans ses jugements et dans les partis qu'il prend et qu'il épouse facilement, il ne penchât vers le satirique et ne fit tort aux particuliers en voulant instruire le puldic. Il ne paroil pas toujours équitable aux 'envers les) puissances, et s'érige de lui-même en juge sévère des actions et des desseins des grands, sans songer s'il a assez de lumières et d'autorité pour cel3. C'est néanmoins le meilleur de nos compilateurs francois, et qui a assez de fonds et de pénétration pour bien faire, s'il ne présumoit point tant de lui et qu'il pût se rendre docile. » (Mt-imiyrs, etc., pp. 210-212.'