CHAPITRE TREIZIEME
Les Officiers et les Orgues de V église de UAcadie
Les officiers de l'église doivent tous être de bonnes mœurs et de bonne réputation, et bien qualifiés pour leurs charges respectives, puisque ce n'est qu'à défaut de clercs, et par privilège, qu'ils exercent leurs fonctions. Sans ces qualités ils ne peuvent être engagés comme tels, ou, déjà engagés, ils doivent être congédiés.
Selon toute apparence, Sylvain Dupuis, puis Nicolas Garand, ont été les premiers bedeaux de la paroisse. Ils ont, en eifet, assisté à un si grand nombre de sépultures, dès l'origine de l'église et du cimetière, que l'on peut croire qu'ils étaient bedeaux.
Michel Tremblay était bedeau en 1814, ainsi qu'il est dit dans un acte de cette année, et Elie Caisse, en 1822, selon des actes des 18 et 22 mai de la même année.
J.-Bte Dubé a été bedeau de 1825 à 1851, où il fut remplacé par son fils, qui se noya, en 1854, à 28 ans, dans la rivière Yamaska, pendant une promenade qu'il était allé faire à Saint- Hyacinthe. Son corps fut inhumé à L'Acadie, le 7 septembre de cette année.
Ses successeurs furent, entre autres, Clément Marsan,
qui a été bedeau une douzaine d'années ; Joseph Godreau qui a été engagé en 1874 ; Alfred Dubé, engagé en 1880, et Adélard Marier, le bedeau actuel, en charge depuis le 1er septembre 1894,
Ces messieurs eurent d'abord de belles robes toutes galonnées, que leur fournissait la fabrique, et qui leur duraient une douzaine d'années chacune.
Quant aux maîtres-chantres, Louis Guérin-Lafontaine en a problablement été le premier. Il est certain, du moins, qu'il l'a été dès les premiers temps de la paroisse, et qu'il a chanté longtemps. Il était chantre en 1800, on le voit aux comptes de la fabrique, et il l'était encore, en 1827, le 23 janvier, au mariage de sa fille. Romaine, avec Pierre L'Heureux, père des sieurs Pierre et Joseph L'Heureux, de L'Acadie, et aïeul du sieur Pierre -I. L'Heureux, de la banque de Saint- Jean.
De 1849 à 1854, le maître-chantre a été OHvier Hébert.
Il fut remplacé par le sieur Narcisse Brault, qui remplit cette charge, à L'Acadie, pendant plus de 30 ans. Il avait, auparavant, été maître-chantre à Saint- Luc et à Saint Jacques-le-Mineur.
M. Brault était un brave Acadien, un citoyen fort respectable et un bon chrétien. Marié à Mlle Marie Toupin, il en éleva une nombreuse famille, dont deux prêtres, trois religieuses, et plusieurs bons citoyens. (Note H.)
Ses successeurs furent MM. Maucotel, qui exécutait parfaitement le plain-chant, Maxime Coupai, dont la