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Propreté et salubrité .
Dans un hospice bien ordonné , on doit faire balayer les salles trois fois par jour, savoir: celles des galeux et des fiévreux avant la visite du matin; celles des blessés et vénériens, immédiatement après cette visite; toutes enfin après le repas du matin et du soir. On doit arroser les planchers avec de d’eau mêlée de vinaigre, laver le carreau avec des éponges, et le sécher avec de la sciure de bois pour éviter la trop grande humidité. Lors des chaleurs excessives, il faut arroser souvent le devant des salles, et distribuer dans
leur intérieur des branches d’arbres récemment coupees. On doit avoir soin de ne jamais laisser dans leur voisinage, ou même dans celui de 1 Iiosp ce, des eaux stagnantes, ni aucune matière végétale ou animale en décomposition. Chaaué jour, les cours, vestibules, escaliers doivent être balayés, les baquets vidés, les latrines nettoyées.
pu ne doit pas oublier d’aérer ïes salles avant et après les visites et pànsenieqs, ainsi qu’après le repas , ni d’ouvrir les fenêtres des salles du côté du nord, et fermer celles du midi, dans les temps chauds, surtout lorsqu’il règne un vent
de sud, et qu’il existe dans le voisinage un foyer de putréfaction. L’usage des thermomètres doit être adopté dans les hospices, et il faut faire en sorte que la tem pérât lire des salles n’excède jamais 1 5. à 16 degrés. Biffé rens moyens mécaniques sont propres à désinfecter les salles, tels que des tuyaux adaptés à des poêles, des hottes où i on allume du feu, des guichets ou vasistas, des ventouses, des éventails agités par des cordes, des trous correspondant dans les murs ; aucun de ces moyens n’est à négliger. Mais les moyens chimiques inventés par Guiton-Morveaux sont bien plus efficaces, et c’est ceux-là qu’il' faut employer de préférencç. Les appareils à désinfection par l’acide muriatique oxygéné sont d’un emploi extrêmement facile. On peut se les procurer chez les principaux pharmaciens de Loris , à peu de frais, et tout hospice do.ijt en
être muni. Il peut être utile de renouveler de
temps en temps le blanchissage des salles", et alors il faut faire gratter lés murs avant d’v appliquer le nouvel enduit. On doit aussi laver les bois des croisées, les tables et les planchers, avec de l’eau de chaux ou une forte lessive alcaline.
Les marmites, casseroles, et autres ustensiles' de cuisine et de pharmacie , doivent être nettoyés tous les jours exactement , et rétamés aussi souvent qu’il en est besoin. Les baignoires doivent être rincées et lavées chaque jour immédiatement après qu’elles ont servi aux malades, fl faut rincer également, soir et matin, avant la distribution, les pots, les écuelies, et tous les ustensiles à leur usage. Lorsque la maladie a eû quelque symptôme de contagion, qu elle a été longue ou de nature à endommager les fournitures , on doit, suivant l’urgence des cas , les faire brûler, désinfecter ou réparer convenablement. Bans tous les cas, elles doivent être mises a l’air pendant quelques jours. Il faut, pour la désinfection des fournitures V soumettre ks couver-
tores au foulon, passer à une forte lessive les toiles des paillasses, les draps, et les enveloppes des matelas; carder les laines et les crins, laver les laines, battre les plumes, et, si elles ont contracté une mauvaise odeur, les exposer au four, â une chaleur de 4o à 5o degrés. Quant aux bois de lit, il faut les démonter, en laver toutes les parties avec une éponge trempée dans une forte décoction de tabac ou d’eau de chaux, et ne les remonter qu’a près qu’ils ont été bien séchés au soleil, Après de telles précautions, on peut, sans danger, rendre ces effets à leur première destination. Il est recommandé de faire blanchir la chemise que le malade aura quittée en entrant à î hospice, afin qu elle lui soit remise propre lors de sa sortie. On doit en outre avoir soin de désinfecter les v etc mon s des galeux, au moyen d’une fumigation de soufre.
Les latrines doivent être à proximité des salles, mais toujours isolées. 11 faut, autant que possible, les placer à portée de l’eau, et de manière que leur odeur n’incommode point les malades; en laver chaque jour les sièges et les pavés, et les
établir, si l’on peut, sur un courant d’eau ayant assez de chasse pour entraîner continuellement les matières. Il doit exister, entre les latrines et les salles, un vestibule avec des fenêtres transversales et correspondantes, pour renouveler l’air et intercepter la communication de l’odeur. Les portes des latrines doivent être munies d un poids qui les tienne toujours fermées. Un moyen très-efficace pour empêcher l’odeur des latrines,
consiste à pratiquer dans la fosse un tuyau en
maçonnerie, adossé au mur comme un tuyau de cheminée, et qui va ensuite se perdre sur les toits. Le gaz méphy tique, plus léger que l’air atmosphérique, s’élève et se dégage parce tuyau sans incommoder les salles. 11 faut aussi avoir la précaution de placer des barreaux de fer ou un grillage, à peu de distance du siège, afin qu’un malade ne puisse tomber dans la fosse. Tous les jours on jette quelques seaux d’eau sur ce. grillage, pour éviter que les matières ne s’y attachent.
Nous ne faisons qu’indiquer quelques-uns des objets sur lesquels doit se porter l’attention des administrateurs. Rien n’est méprisable ni rebu-
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