VIII
Sur chaque classe des secours publics nous rapportons des exemples. Ils sont necessaires pour éclaircir les préceptes, pour donner une exacte notion de ce qui a été et de ce qui est. Ces exemples sont un encouragement pour les personnes respectables qui, sur tous les points du royaume, se dévouent au soulagement de Fhu~ manité.
Nous demandons à ces personnes de vouloir bien pardonner les imperfections de notre ouvrage en faveur du sentiment qui nous Fa fait entreprendre. Malgré tout ce qu’il laisse a désirer, nous espérons qu’il sera de quelque secours a leurs agens comptables ainsi qu’a leurs économes , et que les hommes d’Etat y trouveront des souvenirs
utiles.
En France , les hôpitaux sont au premier rang dans l’organisation des secours
publics : dès qu’on a voulu les en faire déchoir, leur existence a été compromise: Ils feront donc l’objet de la première partie de notre livre.
La seconde traite en particulier de tous les secours institués en faveur de l’enfance.
Dans la troisième nous exposons les mesures prises tant pour prévenir que pour réprimer la mendicité. Les secours à domicile et beaucoup d’institutions philantropiques se rattachent à cette partie.
Après avoir parcouru ce tableau des secours publics, que personne ne dise : Puisqu’il existe tant de moyens d’assistance pour les malheureux , je puis dormir en repos. Si nous pensions que notre livre dut inspirer une idée aussi fausse, nous le jéterions au feu. Qu’on dise, au contraire : Il n’y a que cela j c’est bien peu pour tant
de pauvres ! Et que chacun fasse des efforts pour élever l’assistance à la hauteur des besoins.