‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 106 sur 280 · LIVRE PRBMIRR. — PÉRIODE 1800-488f · texte numérisé non relu

LIVRE PRBMIRR. — PÉRIODE 1800-488f

dans un désencombrement du centre de la capitale (929).

Se conformant à ces principes, Chabrol fit allouer, par la Ville, une subvention de 150.000 francs, pour percer une magnifi(|uc voie on prolongement de la route d'Allemagne, à travers les faubourgs SainliMartin et Poissonnière (930).

il fil accepter la soumission de MM. Dosne, Loignon, Censier et Constantin, qui offraient de formerle nouveau quartier Saint-Georges (931) ; pour vaincre la résistance d'un propriétaire indivis, Tadministralion municipaleconsentilàse substituer aux entrepreneurs, en réclamant le droit d'expropriation. Mais, cet expédient vint se heurter devant les scrupules respectables du Conseil d'Etat ; celui-ci lit observer que le droit commun suffisait, afin d'atteindre le but [>oursuivi ;qne, d'ailleurs, s*agissant d'une spéculation privée, il n'y avait pas lieu do déclarer futilité publique de l'acquisition impossible à obtenir par un arrangement amiable (932).

C*est, également, par la protection et, au besoiu, les subsides accordés à l'industrieprivéeque Chabrol facilita ou obtint de nouveaux et utiles débouchés, tels que les rues Pascal (933), du Canal Saint-Martin (934), treize voies tracées dans Tancicn clos Saial-

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Lazare r03«^), le pix)longemenldc la rue Vivienne et rouverlure de la rue de la Bourse (936).

Mais, il faut, par dessus tout, admirer la prévoyance et la sagesse dont le préfet de la Seine fit preuve, en procurant à la Ville de Paris tout un réseau de communications qui devait constituer le quartier de TEurope, avec réserve d'emplacement pour une gare de chemin de fer (937).

il ne suffisait pas de déterminer Texode des habitants du centre : les rues étroites et tortueuses à quitter subsistaient, avec leurs multiples inconvénients ; Chabrol conçut hardiment l'idée de les élargir toutes, à bref délai ; il convia les capitalistes à s'occuper de celle gigantesque opération (938), dont le prix estimatif avait été reconnu supérieure 250millions(939). llnecompagnies'étail même fondée, pour réaliser celle immense amélioration (9i0).

En attendant qu'elle se fût mise à l'œuvre, le préfet de la Seine ne négligeait pas les moyens fournis, par la législation en vigueur, pour contraindre les propriétaires riverains à subir la ruine de leurs édifices, lorsque les façades sont sujettes à reculement, d'après les plans arrêtés (941).

Or, l'augmenlatiou, qu'avait acquise la valeur vénale des terrains et constructions, devait, nécessairement, rendre plus pénibles les sacrifices imposés

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