‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 109 sur 280 · LIVRE PREMIRR. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIRR. — PÉRIODE

Pour rendre les mes viables, il y avait autre chose à faire que de bien eiilrcfenir la surface servant au passage des voitures et chevaux.

Depuis la fin du xvii" siècle, le principe de trottoirs avait été appliqué, sur les quais de Paris (953) ; sous le règne de Louis XVI, rétablissement de ces ouvrages devint une condition prescrite aux entre preneurs de rues nouvelles (954), et elle fut maintenue pendant la période révolutionnaire (955). Frochot ouvrit une en(|uetc, auprès des ingénieurs et des maires, sur les avantages h retirerde la généralisation d'un mode particulier de structure, |)Our lazone réservée aux piétons (956). Mais, les hommes de Tart étaient peu favorables à l'innovation (957). Leur sentiment dut céder devant la volonté de Chabrol, dont tous les efforts tendaient à propager l'installation de dallages, le long des terrains et bâtiments bordant les voies publiques (958). < On ne saurait trop le répéter, s'écriait-il, on n'a pas assez songé, jus(|u'h ce moment, à l'avantage et à la commodité des gens de pied dans Paris. L'administration doit faire en sorte que la population active puisse se porter d'un point à Tanire, avec moinsde fatigue et à Tabri du danger d'être froissée par les voitures » (959).

De 1824 à 1825, seulement, on posa des dallages sur une longueur totale dépassant 3.000 mètres

Z\% HISTOIRK DK L'ADMINISTRATION PARISII^NNE

(960) ; de 1821 à la fin du premier semestre de 1827, le dévcloppemenl atteignit 6.145 mètres (961) ; en 1828, l'installation s'étendit sur 40.000 mètres, et, dans les trois premiers trimestres de 1829, elle s'augmenta de 9.000 mètres (962), ce qui donnait, en définitive, 20.000 mètres, en huit ans.

Afin d'encourager cette amélioration, Chabrol avait obtenu du Conseil municipal qu'il fût payé des primes aux riverains (963), et que les édifices communicaux eussent des trottoirs, devant les façades (964) ; il écrivit au ministre de Tintérieur, pour le prier de suivre cet exemple, au devant des monuments de l'Etat (965).

§ 3. — Promenades

On a vu que la Ville de Paris, en recevant les Champs Elysées, avait pris l'engagement de les embellir, à grands frais. Mais, si dispendieuse et remarquable que pût être la transformation à opérer, il n'entrait pas dans les vues de Chabrol de ne doter Parisque d'une seule promenade.

Il élargilles boulevards Sainl-Denisot Saint Martin (966), rectifia les pentes du sol, sur la grande ligne de communication entre les places de la Bastille et

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