‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 119 sur 280 · LIVRE PREMIER. » PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. » PÉRIODE

Fnllai(-il développer les connaissances scientifiques appli(|n(3cs aux proressions manuelles ? « Ui classe ouvrière, MM. tiéclarail-il, a parliculièrement droit à votre intérêt » (1040).

Y avait-il quelque hésitation, chez le Conseil municipal, à mettre du luxe décoratif, dans les édifices, alors que la Ville élail encore obérée ? t Les arts, s'écriait (ihahrol, ne sont point ingrats : ils laissent toujours, pour ceux qui les protègent, quelque reOct de leur éclat» (1047). Dans un langage moins sentimental, mais plus positif, il avait dit, sans succès pourtant, à la Chambre des députés, le 28 avril 1829:

« Occuper la première place, dans la civilisation européenne, n*esl pas seulement un grand avantage, pour la gloire nationalc;c'est aussi un avantage financier, dont profite tout le pays, car cette multitude crétrangers que nos arts attirent, en tVance, y déposent une partie de leurs richesses, en échange d'une vie commode et agréable •.

C'est avec ce langage entraînant et la force qu'il puisait, en outre, dans des preuves multiples de sagesse, que, pendant quinze ans, le préfet de la Seine remplit avec succès le rôle d'intermédiaire également écouté du pouvoir central et de rassemblée communale.

Les divers préfets de police obtinrent, pi*esque toujours, l'appui du ministère de rinlérieur ; mais, celte faveur même tenait en défiance le Conseil municipal, et, plusieurs fois, Chabrol ne crut, ni superflu, ni déplacé d'intervenir,cn faveur de propositions qui n'émanaient pas de lui.

Cet état de choses eut un résultat digne d'être signalé : dans le nombre considérable de lettres qu'il écrivit au ministre, de 1814 à 1830, Chabrol n'exprima jamais ni cri tique, ni réserve, ausujeldes voles et délibérations,qu'il avait le droit d'apprécier, en les transmettant au gouvernement.

L'accord ainsi constaté, enlre le préfet et le Conseil, rendait plus probable la réussite, dans les demandes d'homologation, et abrégeait beaucoup la durée des formalités à remplir, en simpliliaut l'examen des pièces.

A l'aide de ces moyens empiriques, les inconvénients du système municipalélabli, à Paris,en18()0, perdirent, en grande partie, leur gravité effective. On avait vu, dans le coucou i*s actif du corps délibérant qui siégeait à l'Hôtel de Ville, un remède salutaire, contre les excès de la centralisation : il ne restait plus qu'à faire surgir ce corps d'une soui*ce capabledeleprotégersolidement conlre les atteintes du pouvoir politique.

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