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40. Décret du li octobre 4810. — Horace llaisson, dans son Histoire de In police fie ParL^ (18i4), donne, sur Dubois, des renseignements biographiques qu'il nous a été possibiede rec' tilier, au prix de recherches difficiles, car le premier préfet de police ne figure même pas dans les recueils Didot, Michaud, etc.
1° Il n'est pas exact que Dubois ait été, • d'abord », avocat au Parlement ; le seul membre du barreau qu'indique VAlmaftmJi voirai, sous ce nom, se trouvait inscrit depuis 1774; or, Dubois était né, en 1757 : il ne pouvait donc, à seize ans, être reçu au serment ;
2'> Ce ne fut pas, non plus, a au commencement de la Révolution », mais bien en 1783, que Dubois devint procureur au Châlelct;
3" Il ne fut, ni « juge au tribunal civil », ni « président du 'Tribimal criminel » de Paris ;
i" Dans les DRriNiKns trmps du Diuectoire, on le nomma commissairedu gouvernementprèsia Municipalité du X' arrondissement ;
5^ Avant d*élre élevé au titre de préfet de police, il avait été, par un arrêté consulaire du 20 brumaire an VIII, promu membre du bureau central de police et des aulisis* tances.
Les tables du Monilettr ûésiQueni, sans spécifier de prénom, un certain Dubois qui, élu, après le 10 août 4792, membre de l'administration « provisoire » remplaçant le département de Paris » {JUonUeur du 8 septembre), vint, plus tard, à la Convention, comme orateur de la section de VUniléj pour c Jurer de n'avoir d'autre culte que celui de la raison » {Moniteur du 2 frimaire an H), et fut membre du club des fiOrdeliers {Mmiteur du 30 ventôse an II). Or, Dubois demeurait, avant et pendant la Révolution, rue de Tournon,qul dépendait précisément de li'i section dite des a Quatre Nations » (à cause du Collège Mazarin) devenu, ensuite, celle de 1' « Unité ». Il y a donc vraisemblance qu*on doit identifier le personnage, dont le Moniteur révèle les agissements, avec le Commissaire du Directoire qui s'empressa d'adhérer au coup d'Etat du 19 brumaire.
Celte conjecture devient très forte, surtout, après avoir rapproché la signature de l'administrateur siégeant en 4793 (Archives nationales F^ 11, 49, Seine ; lettre collective du 20 Juin) de celle du 1*'' préfet de police, beaucoup plus grosse mais parfaitement semblable, quant à la forme des caractères.
Après avoir souscrit à la déchéance de Napoléon, Dubois futdéputé, en 1815, pendant les Cent Jours, et non pas réintégré au Conseil d'Klat, quoiqu'y ayant été, précédemment, membre à vie. Sons la seconde llestauralion, il se présenta sans succès, à la députation dans la Sarthe et, en 1821, sollicita l'autorisation de s'appeler • Dubois de Vitry » (sur Seine), par ce qu'il était propriétaire de l'ancien château situé dans