‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 21 sur 280 · LIVRE PUEMllîlR. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PUEMllîlR. — PÉRIODE

Iralion départementale {IS9), el, en supposantqu'ello eùl été applicable à la coinplabililé communale, il avait cessé (Ken être ainsi, depuis que le gouvernement consulaire s'était réservé de régler les budgets des villes de 20.000 âmes et Uu-dessus; (140) de plus une disposition formelle interdisait au receveur comptable de Paris de rien payer au delà de chacun des crédits ouverts (141); il fallait, avant tout, pour liquider la situation signalée, saisir le Conseil municipal d'une demande d'allocation supplémentaire (142).

Dubois répliqua, en s'indignant de ce non possumus; à l'entendre, le règlement invoqué n'avait point eu pour but ou pour effet de retirer une faculté au ministre, qui continuait à recevoir « directement, les états de dépenses de la Ville » et à en arrêter les comptes; il lui était donc loisible de changer la destination et la quotité des crédits I Quant à soumettre au Conseil municipal les excédents survenus, c'eut été lui reconnaître « un droit de censure », vis-à-vis du préfet de police, qu'on aurait placée sous l'influence d'une autorité » capable « d'entraver la sienne » (143).

Du reste, il faut bien le dire :1a délibération municipale n'était qu'une vaine formalité, comme, d'ailleurs, celle du Conseil d'Etat : tout restait en sus-

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pens, incertain, jusqu'au jour où le chef du Gouvernement faisait comparaître, devant lui, des ministres, des conseillers d'Etat, les préfets de la Seine et de police, pour entendre leurs explications, puis, d'un regard soupçonneux et pénétrant, supputer, à son tour, le mérite des demandes de crédits, la valeur des estimations de ressources (144). Les paroles du maître tombaient, alors, comme des oracles, que nul n'osait contredire, si ce n'est Tévénemenl ou le souverain lui-môme. Ainsi, en 1806, Dubois avait soumis un état de dépenses atteignant 3.298.827 fr., Napoléon le réduisit à 2.400.000 fr. ; le préfet de police effaré lui demanda audience et obtint la promesse de rétablir le chiffre sollicité. En annonçant le résultat de cet entretien, au Ministre de l'intérieur, Dubois crut habile de ne pas exposer l'Empereur au reproche de jugement téméraire, et, afin de justifier le retrait de la mesure critiquée, il ne trouva que cette raison slupédante : tS. M. apu croire que je recevais mes fonds en masse et pouvais en faire l'application im/i5/mde?wen/àtousles services.. »(145), Qu'eut-il été besoin, alors, de tenir conseil d'administration, pour fixer, article par article, les allocations budgétaires ? En fin de compte, le préfet de police n'eut pas gain de cause.

L'année suivante, qnoiqu'ayant borné sesdeman-

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